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Fabrication additive : outil de prototypage et de fabrication

Date de publication
4 août 2016
facebook twitter LinkedIn Google Mail Industrie/Propriété intellectuelle/Technologie Print
Fabrication additive

La fabrication additive, un temps réservé aux grands groupes, est désormais accessible aux PME via des solutions de services ou l’achat d’imprimantes 3D.

Certains, comme Barack Obama ou le magazine britannique The Economist, considèrent cette technologie comme l’un des catalyseurs d’une «3e révolution industrielle». Mais comment les PME pourraient-elle l’intégrer dans leur business ? L’avis de Xavier Buttol (CRIBC) et de Laurent Voets (Sirris).

Qu’est-ce que la fabrication additive (impression 3D) ?

La fabrication additive, c’est la création complète de pièces en 3 dimension. C’est une technique relativement simple. Le modèle numérique de l’objet est découpé en tranches et est ensuite reconstruit par couches successives. C’est le contraire de l’usinage qui consiste à retirer de la matière. La fabrication additive concerne tous les procédés de mise en forme par ajout de matière. La technologie peut être utilisée pour réaliser un prototype, un moule. Elle peut même permettre la fabrication directe de certains produits.

Quels avantages de la fabrication additive pour une PME ?

 La flexibilité: cette technologie permet la réalisation de pièces uniques ou en petites séries. Des pièces dotées de géométries complexes et de structures internes impossibles à réaliser par micro-usinage traditionnel.

L’utilisation rationnelle de la matière première: générant très peu de pertes, elle permet de réduire considérablement les coûts de revient des pièces.

 Une PME est-elle de taille à utiliser l’impression 3D?

Une majorité de brevets concernant cette technologie sont tombés dans le domaine public. Une situation qui permet de démocratiser le coût de certaines de ces technologies. De nombreuses machines de petite taille ont vu le jour. Elles peuvent être achetées par Monsieur tout le monde à des prix abordables (entre 500 et 5000€).

Néanmoins, ces machines restent modestes. Elles ne peuvent réaliser des pièces qu’en polylactide (PLA) ou en ABS (Acrylonitrile Butadiène Styrène). Elles permettent par exemple de fabriquer des coques de GSM. Mais pour des machines destinées à l’industrie et/ou utilisant les céramiques ou le métal, c’est une autre histoire. Le coût est bien plus élevé et leur usage bien plus complexe. Des entreprises spécialisées (comme ADDIPARTS) ou des centres de recherche (Sirris, CRIBC) peuvent vous aider à développer et à réaliser le produit voulu.

Qui peut m’aider en additive manufacturing ?

Vous pouvez en effet bénéficier du soutien des 2 centres de recherche wallons cités plus haut. Les entreprises intéressées par la fabrication additive auront accès à leur savoir-faire et à leurs expériences respectives dans ce domaine.

L’impression 3D technologie a-t-elle un avenir ?

Elle a d’abord été réservée principalement aux matériaux polymères. Mais elle s’ouvre de plus en plus aux matériaux métalliques. Et plus récemment encore aux matériaux céramiques. Cette ouverture permet dorénavant l’utilisation de pièces dans des domaines requérant de hautes performances. On parle ici de résistances élevées en température ou excellentes résistances mécaniques dans des secteurs comme:

  • l’aéronautique,
  • l’aérospatial,
  • l’automobile,
  • le médical,
  • le dentaire,
  • l’outillage,
  • Etc.

Pour l’impression 3D utilisant de la céramique, les domaines applicatifs sont:

  • les biocéramiques;
  • les céramiques structurales;
  • le domaine du luxe (horlogerie, joaillerie).

D’autres applications plus spécifiques, comme les moules de fonderie, font déjà l’objet de projet de recherche au niveau wallon.

Selon le rapport « Worldwide Semiannual 3D Printing Spending Guide » du cabinet IDC, le marché de l’impression 3D était de 11 milliards de dollars en 2015. Il devrait passer à près de 26,7 milliards de dollars en 2019. Dans le monde, les ventes d’équipements orientés « métal » ont grimpé de 76% pour la période 2012-2013 . Selon le cabinet américain Wöhler Associates,  348 imprimantes 3D métal qui ont été vendues en 2013. Contre 198 unités commercialisées en 2012.

Fabrication additive : de nouvelles questions en matière de propriété intellectuelle

A l’instar de la musique téléchargeable, l’impression 3D permet la reconstitution de pièces à partir de modèles existants. Elle est  donc susceptible de toucher de nombreux droits de propriété intellectuelle. On parle notamment:

  • des droits d’auteur,
  • des brevets,
  • des modèles et dessins.

Quelques questions restent en suspens. Listons ici les plus courantes.

Rupture technologique à l’égal de la numérisation de la musique, les entreprises titulaires de droit devront s’adapter pour survivre. Les moyens juridiques n’offrent qu’une faible protection face au basculement de modèle économique entrainé par la démocratisation à venir de la fabrication additive.

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