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Avec Sébastien Poliart, vos enfants ne se perdront plus jamais

Date de publication
9 novembre 2018
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Sébastien Poliart

Le créateur de QuPlace, patron aussi d’une agence photos, a une idée par seconde. Mais ce créatif sait déléguer. De préférence auprès des acteurs locaux.

Ne pas évoluer, c’est mourir.

« Le deal avec mes parents était clair, explique Sébastien Poliart. Dès que tu auras un diplôme et un peu d’expérience, on t’aidera à te lancer. »

Contrat rempli !

Sébastien PoliartLe diplôme ? Un graduat en droit à la Haute Ecole en Hainaut (HEH, Tournai).

Un peu d’expérience ? Après quelques petits jobs, Sébastien Poliart a travaillé durant 7 ans pour IDETA, l’agence de développement territorial en Wallonie Picarde. Il y a géré trois programmes INTERREG et piloté le travail de 14 opérateurs, de Dunkerque à Arlon.

De l’expérience encore ? Il a aussi été chef scout durant dix ans, vingt ans à la Croix-Rouge (depuis ses 16 ans) où il aura été ambulancier, gestionnaire d’une banque de sang, de plans catastrophes, des formations, chef de centre à Tournai (70 personnes) et, depuis novembre 2017, il préside aux destinées du Forum de l’Eurométropole pour un mandat de deux ans.

Restait donc à créer sa boite. C’est ainsi qu’il y a 8 ans, au lendemain de Noël, il va créer son agence photo, Wapict, avec Dominique Valée et François Stephany. « La photo, c’est une passion de toujours, explique Sébastien Poliart. Des photos, j’en fais 500… par jour. Un virus tenace dans la famille : mon grand-père était photographe, mon père aussi et mon fils, Eliott (7 ans), pratique déjà la photo ».

Sébastien PoliartAvec Wapict, il en a fait son métier : « la photo sous tous ses angles (reportages, photos de classe, photos de mariage – le 5e métier le plus stressant selon le classement d’un magazine américain – photos d’entreprises…) mais aussi la gestion des réseaux sociaux ou encore des formations et l’analyse de votre communication digitale ».

Au même moment, il créait le premier open space de Tournai. « Je suis quelqu’un d’extrêmement curieux et tous ces métiers m’ont donné l’opportunité de rencontrer des personnes formidables. Et heureusement. Quand on travaille 85h par semaines, si j’avais seulement la sensation de travailler, ce serait vraiment compliqué ».

Comment a évolué votre métier ?

« Je ne sais pas faire une seule chose à la fois. Pendant que je travaille sur autre chose, à longueur de journée, j’écoute et je regarde des reportages. J’y puise plein d’idées. »

Cet hyperactif, extrêmement créatif, est donc doté d’un enthousiasme à toute épreuve qui va l’amener à être plus créatif encore.

Sébastien PoliartC’est comme cela que débute l’aventure QuPlace. QuPlace, c’est une SPRL installée à Tournai créée par quatre jeunes entrepreneurs (aujourd’hui deux cogérants). Et c’est aussi un bracelet qui géolocalise les personnes et animaux égarés. Une idée « simple » mais pas si facile à mettre en œuvre.

« On a connu pas mal de péripéties. On l’a développé il y a trois ans et cela fait une petite année qu’on le commercialise. On a démarré doucement, à tâtons : on n’avait pas de budget pour réaliser une étude de marché par exemple. Cela nous aurait sans doute aidés. Aujourd’hui, on connait notre clientèle-cible – les enfants âgés de 3 à 7 ans, les seniors ou… les animaux de compagnie – nos marchés (la Belgique, la France et surtout la Suisse pour l’instant : on teste le marché russe – merci l’Awex et son programme Explort) et on a déjà vendu plusieurs milliers de produits (1700 ont déjà été activés).

Mais la vente n’est pas toujours simple : on a créé un produit très innovant mais qui nécessite pour qu’il se vende qu’on explique bien à quoi il sert, qu’on présente ses fonctionnalités. Pour y arriver, on se déplace beaucoup : on a été à Lausanne, au salon Babyplanet, et à Paris, où on a participé à deux gros salons, dont l’un consacré à la silver economy.

Un créatif qui sait déléguer

Sébastien Poliart« J’ai des idées mais je ne sais rien fabriquer de mes mains », avoue Sébastien. Pour ne pas perdre de temps, il a bien compris qu’il valait mieux déléguer la conception et la réalisation de ces idées à des professionnels de l’innovation technologique. Pour QuPlace, il a mis sur pied un partenariat avec un développeur d’Ath, WebDigit.

Privilégier les acteurs locaux, c’est d’ailleurs un leitmotiv chez QuPlace : l’emballage est réalisé à Mouscron, comme d’ailleurs les totems.

« De notre côté, on s’occupe de la communication autour du produit, de l’organisation de salons et de la vente. A terme, d’ailleurs, l’idée, c’est que je ne fasse plus que du créatif et, au travers de mon réseau, de déléguer tout le reste».

Ici, l’idée, il l’a puisée dans ses expériences personnelles. « A la Croix-Rouge, on a vécu des expériences malheureuses, en particulier avec les enfants égarés, en vacances, sur une plage. Il existait bien des bracelets électroniques mais ils ont la particularité de ne pas très bien se marier avec l’eau et, en particulier avec l’eau de mer ».

Sébastien Poliart« Techniquement, on savait donc ce qu’on voulait. Un bracelet qui géolocalise les personnes ou les animaux égarés mais qui fonctionne sans batterie, sans ondes, sans abonnement  et qui résiste à l’eau et au sel.

On ne voulait pas non plus faire croître encore l’angoisse des parents en leur proposant une solution qui leur permettrait de suivre les déplacements de leurs enfants en temps réel. Trop de stress. Ici, avec QuPlace, on offre une solution raisonnable pour tous ceux qui veulent être rassurés et retrouver facilement leurs enfants égaré ».

Comment faites-vous pour conserver un état d’esprit innovant ?

Dans l’équipe, on est tous persuadés d’une chose : si on n’innove pas, on meurt. C’est vrai pour QuPlace, qui n’évolue d’ailleurs pas assez vite à mon goût.

Je vous rassure, cela avance quand même : on est en train de terminer le développement d’une version « entreprise ». Ce sera vraiment un très gros truc.

C’est vrai aussi pour Wapict : pour notre agence photos, on innove sans cesse. Pour la réalisation de photographies scolaires, on a ainsi créé un studio un peu particulier qui nous permet de proposer 25 fonds différents adaptés aux âges des élèves.

Quelle a été votre meilleure décision professionnelle ?

De m’être entouré d’une équipe. Ici, il n’y a pas de patron. On est cinq personnalités différentes : le créatif, la touche féminine, l’inventeur, le secours web, le pilote dans les airs. Et des stagiaires. Pour nous, un stagiaire, c’est un bol d’air frais. Et un stage est réussi lorsqu’on a autant appris qu’eux . Lorsque j’ai un gars de Solvay qui vient faire son stage chez nous, je peux vous dire que j’apprends.

Et la pire ?

Que ce soit pour Wapict ou pour QuPlace, la sous-capitalisation. Souvent, ce n’est pas une bonne idée. Pour une entreprise, cela peut représenter un danger. Et cela peut-être un mauvais signal pour les investisseurs. En décembre dernier, on a tout de même procédé à une levée de fonds de 120.000 € via Wapinvest et la banque Beobank.

Votre phrase préférée ?

Ne pas évoluer, c’est mourir.

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