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Comment j’ai planté ma startup : les 5 causes d’échec

Date de publication
25 mai 2018
facebook twitter LinkedIn Google Mail Industrie/Informatique/Logistique/Objets du quotidien Print
echec startup

echec startupA la différence de la culture américaine, l’échec est souvent vécu en Europe comme une catastrophe. Il fait pourtant partie de la vie de l’entrepreneur.

Et ce n’est pas forcément négatif pour autant qu’on retienne la leçon. « Qui se souvient qu’avant d’avoir cofondé Twitter, Evan Williams avait échoué à faire émerger sa précédente startup, Odeo ? » se demande Céline Deluzarche dans un intéressant article paru en mai dernier sur le site français Maddyness.

Encore faut-il savoir analyser la cause de son échec. Plusieurs « startupeurs » ont accepté de raconter comment leur aventure a tourné court.

Des témoignages recueillis par Céline Deluzarche.

1. J’étais en décalage avec les réels besoins de mes clients

echec startupDave Sloan, le fondateur de TreeHouse, a fini par se rendre à l’évidence : sa plateforme de personnalisation pour des sites e-commerce n’arrivait pas à séduire les marques. « Les clients n’étaient pas prêts à céder à un tiers un élément aussi stratégique que leur identité. Du coup, ils préféraient tout gérer eux-mêmes à partir d’une interface gratuite comme WordPress », reconnait-il.

L’entrepreneur s’est aussi aperçu qu’il ne parlait pas le même langage que ses clients. « Toutes les startups sont persuadées que toute leur valeur réside dans leur technologie », explique Dave Sloan. « Mais lorsque vous vendez votre solution à un site e-commerce de vêtements, leur business ce n’est pas la technologie mais la mode ! ».

Pour éviter cela, une analyse fonctionnelle peut vous aider à y voir rapidement plus clair. Mon innovation répond-elle vraiment aux besoins de mes clients cibles ? Notre conseillère stephanie.marliere@innovatech.be peut vous aider à mieux comprendre les enjeux de cette méthodologie. Découvrez aussi les facteurs d’adoption de votre innovation: isabelle.radoux@innovatech.be peut vous en dire plus.

2. J’ai cherché à faire un produit trop parfait

echec startupC’est un peu le corolaire de la première cause d’échec. Lorsqu’il a lancé Shotgun, son site de covoiturage entre étudiants, Alexandre Hanot avoue n’avoir pas trop réfléchi. « Le site était assez moche et basique », sourit-il. Mais contre toute attente, le succès est immédiat. L’étudiant décide alors de transformer l’essai : il intègre un incubateur, établit un business plan détaillé, mène des études de marché, démarche des investisseurs… La nouvelle version du site, avec géolocalisation, paiement intégré, alertes SMS et design léché, n’a rien à envier à Blablacar.

Et pourtant… le magnifique site est boudé par les utilisateurs qui lui préfèrent l’ancienne version. « Il était trop perfectionné, les gens se sentaient perdus », reconnaît Alexandre Hanot. « J’ai voulu réaliser le site de mes rêves et pas celui dont les étudiants avaient besoin ».

Un peu d’agilité aurait sans doute permis au jeune entrepreneur de renforcer rapidement son offre en tenant compte des vrais désirs de ses prospects. Tout en économisant beaucoup de temps et d’argent. Notre collègue aline.stukkens@innovatech.be peut vous initier à cette méthode.

3. Je me suis laissé emporter par une croissance trop rapide

echec startup« Lorsqu’on a lancé Tripndrive en 2017, on a fait énormément de communication », se souvient François-Xavier Leduc, son fondateur. « Pendant six mois, on a fait un passage télé tous les 15 jours ! ». Sa startup de location de voitures dans les gares et aéroports pour les particuliers décolle en flèche, avec plus de 50 000 utilisateurs quotidiens en quelques mois et 14 recrutements. Pour suivre ce rythme de croissance effréné, la startup doit consentir des investissements toujours plus importants, et les gains ne suivent pas. « On aurait dû tripler de taille pour rentrer dans nos frais », avoue François-Xavier. Lorsqu’il est « planté » par un investisseur, c’est le dépôt de bilan : il doit vendre en catastrophe.

Une analyse multicritères, qui peut être pratiquée par chacun de nos conseillers, aurait pu mettre ce risque en évidence.

4. Je suis resté la «tête dans le guidon»

« Au départ, mon associé et moi étions super complémentaires », raconte Alexandre Hanot. « Il s’occupait du marketing et du commercial, moi j’étais plus sur la partie technique. Mais dès qu’on a commencé à louper nos objectifs, chacun s’est retranché sur son domaine. Pour moi, la priorité était d’améliorer les fonctionnalités du site, pour lui, c’était de démarcher de nouveaux clients. Au final, on s’est retrouvé à travailler sur deux startups différentes ». Même si on a un domaine de prédilection, il faut s’intéresser à tous les aspects de l’entreprise pour en avoir une vision d’ensemble.

Une analyse des pratiques d’innovation de l’entreprise, pratiquée elle aussi par chacun de nos conseillers, aurait été la bienvenue.

5. J’ai mal anticipé les problèmes techniques

echec startupAvec Lapplee, Jean-Baptiste Delahaye pensait avoir trouvé une mine d’or : valoriser l’écran de verrouillage des utilisateurs avec des informations personnalisées. « Nous regardons notre mobile 60 fois par jour », rapporte-t-il. Si l’idée parait simplissime, la mise en oeuvre technique s’est avérée beaucoup plus compliquée que prévu. « iOs bloque l’accès à l’écran de verrouillage. Ça exclut déjà tous les utilisateurs d’iPhone », détaille-t-il. « Et pour la partie Android, il fallait développer autant d’applications que de versions et de marques de téléphones ». Beaucoup trop coûteux en temps et en énergie : le concept s’est épuisé au bout d’un an et demi.

L’analyse technologique d’un projet d’innovation aurait elle aussi permis d’identifier ce problème bien avant les premiers développements. Faites appel à notre équipe.

Passer en revue toutes ces causes d’échec et améliorer ses pratiques d’innovation, c’est possible en six jours. C’est le temps que dure notre formation « 6 jours pour mieux innover ». La prochaine formation démarre au second semestre 2018. Inscrivez-vous.

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