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COVID-19: nos PME innovantes font des miracles technologiques

Date de publication
24 avril 2020
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COVID-19: nos PME innovantes font des miracles technologiques

Certaines d’entre elles adaptent leurs métiers à la production de produits utiles pour lutter contre le virus, d’autres innovent dans leur cœur de métier.

Any-Shape avait déjà produit des visières de protection, des pièces pour respirateurs et des masques. Elle développe aujourd’hui des écouvillons.

La PME Liégeoise Any-Shape, spécialisée dans la fabrication additive pour l’industrie, produit depuis le week-end dernier près de 100.000 écouvillons par semaine.

Les écouvillons sont de petits ustensiles utilisés pour le prélèvement d’échantillons lors des tests de dépistage virologiques du coronavirus. Comme pour les tests de diagnostic ou les masques, une large pénurie en dispositifs de prélèvement, surtout des écouvillons naso-pharyngés (NP), était observée dès le début de la pandémie de Covid-19 en Belgique mais aussi dans de nombreux pays européens. Conséquence: une limitation drastique des tests de dépistage virologiques.

Reconception complète d’un écouvillon en impression 3D

test-5027031_1920Réponse immédiate d’Any-Shape: l’entreprise de Flémalle s’est d’abord attelée à une reconception complète de l’objet afin de pouvoir l’imprimer en 3D. « Ce qui n’est pas si facile à faire, même pour une société habituée à produire des pièces complexes pour l’aviation ou la défense, explique Roger Cocle, cofondateur et co-CEO de l’entreprise à l’Echo. Cela paraît simple mais cela n’est pas si évident. La tête de l’écouvillon est plus compliquée qu’il n’y paraît. Nous avons dû développer des paramétrages spécifiques sur la machine pour pouvoir les imprimer. Tout le développement a consisté à trouver un design qui remplace la structure ouatée traditionnelle mais qui donne des résultats similaires.»

Avant de lancer la production – les écouvillons sont produits en nylon – une étude clinique a été menée avec le CHU de Liège, d’abord en laboratoire, ensuite sur une centaine de patients. Les résultats, positifs, ont mené à la validation de cet écouvillon auprès de l’AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé) pour une mise sur le marché immédiate.

La demande est énorme: rien que pour la Belgique, on parle d’un besoin d’environ 20.000 écouvillons/jour pour les 4 à 6 prochaines semaines.

« Utiliser cette période pour innover » comme Inforius

COVID-19: nos PME innovantes font des miracles technologiquesC’est exactement ce qu’a choisi de faire Guy Wauthier , le patron de la société gembloutoise Inforius, une PME spécialisée dans l’archivage numérique, le monitoring réseau, la gestion d’infrastructure, des solutions cloud/Hébergement mais aussi de la consultance, des audits, la gestion électronique de courrier et de documents, des ERP/PGI sur mesure, etc.

«J’avais plusieurs choix», explique Guy Wauthier à Sudpresse. «J’aurais pu mettre mon personnel en chômage technique. Parce qu’on pouvait se le permettre, nous avons plutôt choisi de réaliser un projet pour pouvoir montrer nos valeurs d’entreprise en interne et en externe ».

Pour faire face à la demande des autorités et des entreprises, qui préparent une première phase de déconfinement, l’équipe d’Inforius s’est lancée dans le développement d’une applications smartphone utilisant une technologie basée sur le traçage de contacts.

Première phase: le développement de l’application de A à Z. Dans un second temps, explique Guy Wauthier, « lorsque Singapour et Taïwan ont publié le code source de leur app, on l’a étudié. Nous avons alors réintégré ce qu’ils ont fait de bien.» Avant d’améliorer l’application pour qu’elle respecte la vie privée des utilisateurs. La solution devait évidemment être conforme au règlement général sur la protection des données.

Pas d’accès aux données personnelles de l’utilisateur

«Sur le smartphone, poursuit Guy Wauthier, l’application ne connaît et n’a accès à aucune donnée personnelle de l’utilisateur. Elle ne connaît que le numéro unique d’identification qui lui a été attribuée lors de l’activation par SMS. Et quand l’utilisateur croise un autre smartphone, l’application ne garde que l’identifiant anonyme, la distance et la durée de la rencontre.»

Quand un utilisateur tombe malade, il synchronise ses données. Et un serveur envoie un message à tous les identifiants que le malade a rencontré.

L’application est gratuite. Elle intéresse déjà certains hôpitaux et est à disposition des autorités fédérales ou régionales. « Elle peut être opérationnelle en quelques heures dans une clinique et en moins d’une semaine au niveau national.»

1.500 patients suspectés de Covid-19 suivis à distance grâce à SafeLink

L’application SafeLink, développée entre autres par les Réseaux Santé Wallon (RSW) et Bruxellois (RSB), a attiré quelque 1.800 médecins généralistes, annonce Le Spécialiste.  Elle sert à monitorer à distance l’évolution d’un patient (supposé) Covid-19 à domicile.

Elaborée e.a. par les RSW et RSB avec l’aval scientifique du Collège de médecine générale, SafeLink s’appuie sur de l’automesure: le patient confiné est invité par SMS, en général deux fois par 24 heures, à rentrer des paramètres cliniques dans un questionnaire en ligne. Si son statut se dégrade, son MG est alerté. Il peut décider de la suite à donner, par exemple un adressage aux urgences.

C’est via le RSW ou RSB que le médecin se connecte à SafeLink. Un rapport spécifique SafeLink, structuré, accessible au patient et imprimable, apparait désormais également sur les serveurs de ces Réseaux régionaux. Il se met à jour quand de nouveaux paramètres sont encodés et analysés.

Lire la suite de cet article sur le site de Le Spécialiste.

« Savoir s’adapter » comme Piximate

Laure Uytdenhoef - piximatePiximate est une PME brabançonne qui aide les sociétés à prendre de meilleures décisions grâce à des données pertinentes acquises en temps réel par des techniques de computer vision, provenant d’images issues de caméras : comptage, reconnaissance faciale, détection d’émotions, parcours client en magasin, etc… »

Elle s’est rapidement demandé si sa technologie, fondée sur des algorithmes d’intelligence artificielle et de computer vision, ne pourrait pas servir à aider les commerces à mieux réguler le trafic de clients.

“Notre produit phare, Piximate Insights, aide nos clients à prendre de meilleures décisions en matière de marketing. En ajustant nos algorithmes, on a pu en faire un outil de comptage permettant de faire respecter les distances physiques entre personnes, présentes dans un même magasin, en fonction de la superficie”, expliquent Laure Uytdenhoef et Georges Caron, cofondateurs de Piximate, à l’Echo et à La Libre Belgique.

Le dispositif, développé et mis sur pied en à peine deux semaines, se compose à la fois d’un logiciel de comptage, d’une ou deux caméras de surveillance et d’un totem dans lequel est incrusté un écran d’affichage.

“Sachant que les autorités demandent aux retailers de prévoir un espace de 10 m2 par client, le système Piximate Safe calcule automatiquement le nombre maximal de personnes qui peuvent être présentes simultanément dans le magasin. Si le nombre maximum est atteint ou dépassé, les visiteurs doivent attendre leur tour».

Une technologie qui permet aussi de détecter la température des clients. Si elle est trop élevée, ils ne peuvent pas accéder au magasin.  Une troisième fonctionnalité est en cours de développement: le calcul du temps d’attente aux caisses.

Une première enseigne a déjà été convaincue par l’efficacité de Piximate Safe. Il s’agit de la chaîne de magasins bio coopératifs Färm, qui a signé un contrat avec la start-up de La Hulpe.  Dès le 4 mai, cinq premiers points de vente de Färm, situés à Bruxelles et à Louvain-la-Neuve, seront équipés de Safe.

 

Collaborer à l’international comme la liégeoise  Andaman 7

Vincent-Keunen-1-300x300A l’initiative de l’entreprise californienne Saama Technologies, le EndPandemic National Data Consortium, constitué de 6 entreprises, dont la Wallonne Andaman-7, a vu le jour le 30 mars dernier.

Les entreprises collaboreront pour intégrer les données de toutes les études cliniques en cours et futures.

Objectif: accélérer considérablement l’analyse des résultats de recherches portant sur le COVID-19 et le SARS-CoV-2 afin de réduire de moitié la découverte d’un vaccin.

Lire la suite de cet article ici.

La carolo Univercells collabore avec des biotechs européennes pour le développement d’un vaccin

L’italien ReiThera Srl. (Rome), l’allemand LEUKOCARE AG (Munich) et Univercells S.A.  viennent d’annoncer la mise en place d’une collaboration stratégique pour le développement et la fabrication à grande échelle d’un nouveau vaccin à base de vecteurs adénoviraux contre le COVID-19.

Le candidat vaccin devrait entrer dans les essais cliniques au cours de l’été 2020 et la production de vaccins à grande échelle devrait commencer peu de temps après.

Les partenaires contribueront au programme en combinant leurs forces et leur expertise individuelles pour accélérer le développement du vaccin. Pour soutenir la lutte contre une pandémie de longue durée, les trois sociétés européennes de biotechnologie ont formé un consortium paneuropéen pour poursuivre cette stratégie et développer un vaccin unidose.

Lire le communiqué d’Univercells.

 

Un cycle de décontamination en 6h de 350 masquesUne solution de décontamination par voie aérienne

salamanderU (Aye) et Solidfog Technologies (Ciney) ont collaboré pour développer une solution opérationnelle simple et robuste pour la décontamination de masques FFP2.

La solution se compose d’une « CleanBubble® », chambre de confinement, qui peut être montée en moins d’une demi-heure, composée d’une enveloppe souple fixée à une structure en aluminium, d’une unité de mise en dépression munie d’un filtre HEPA et d’une unité de décontamination « DosyMist® » qui génère un brouillard d’H2O2.

Cette chambre de confinement est équipée également de la solution digitale « SmartReg® » qui pilote vocalement les opérateurs lors de la désinfection et qui génère automatiquement un rapport de décontamination. La solution permet de désinfecter jusqu’à 350 masques FFP2 en un cycle de 6h.

Un cycle de décontamination en 6h de 350 masques

Cette solution, qui combine l’expertise en décontamination et en gestion du confinement par des fournisseurs reconnus de l’industrie pharmaceutique, est une solution de type industriel.

Elle permet en effet, la décontamination en 6h de 350 masques, soit plus de 1000 masques dans une journée (potentiel de 3 cycles par jour) avec une intervention humaine minimale de moins de 2h vu que celle-ci se limite à poser les masques sur les racks de la « CleanBubble® », à lancer le cycle de décontamination et à sortir les masques de la « CleanBubble® ».

Lire la suite de cet article ici.

Poursuivre la recherche autour de la décontamination des masques: de nouveaux résultats attendus lundi.

LASEA, Aseptic Technologies, Optec, AMB Ecosteryl et Materia Nova ont annoncé que les masques conservaient des propriétés de filtration et un effet germicide. On vous le disait samedi déjà. Une première machine a été installée hier midi au laboratoire de virologie du CHU pour les derniers tests. Les autres essais ont été réalisés au début de cette semaine et sont envoyés aux différents centres d’analyse. Les résultats sont attendus pour ce lundi. Les entreprises ont également finalisé les tests sur les multiples décontaminations (pour être assurés de la conservation des propriétés barrière après « 5 » décontaminations, et non « une » décontamination comme les essais de la semaine dernière). Résultats des analyses prévus pour  la fin de semaine prochaine.

Lire la suite ici dans notre article remis à jour. 

Des miracles technologiques grâce aux dons

Depuis le lancement de l’appel aux dons dans le cadre de la lutte contre le Covid19, le 21 mars dernier, ce sont près de 75.000 euros qui ont été récoltés grâce à l’appel aux dons rapidement lancé par le Fonds pour le recherche médicales dans le Hainaut (FRMH). Ces dons ont été distribués au fur et à mesure de leur récolte auprès d’institutions de notre province.

Lire notre article ici.

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