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Dévoiler son idée : entre partage et confidentialité

Date de publication
17 août 2016
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dévoiler son idée

Comment dévoiler son idée et préserver la confidentialité ? Découvrez les précautions à prendre pour limiter les risques d’être copié.

Vous avez une bonne idée, cette idée qui fera de vous le héros belge de l’entreprenariat de demain. Bravo. Mais dévoiler son idée, c’est prendre le risque d’être copié. Par d’autres plus malins, plus rapides (ou plus vicieux) que vous. C’est la vie. Et puis, n’oubliez pas qu’une idée seule ne vaut rien : c’est sa mise en œuvre et le succès rencontré sur le marché qui en fera une bonne idée !

En mode partage : la nécessité de dévoiler son idée à l’ère de l’innovation ouverte

« L’innovation ouverte » veut que tout un écosystème (clients, fournisseurs,…) participe à l’innovation de l’entreprise. Les idées sont échangées et se voient enrichies. Les méthodes « Lean » demandent d’avoir rapidement des produits à tester auprès des clients afin d’avoir des retours rapides.

Si vous rejoignez un centre de coworking (CoWallonia) ou un programme d’accélération de startups (du type Nest’up, Entrepreneurs week-end,…) ça nécessite de dévoiler son idée. Même chose si vous demandez une bourse de préactivité, si vous testez le crowdfunding. Vous devrez expliquer votre idée dans votre business plan. La plupart du temps, s’ouvrir aux autres vous permet d’enrichir votre idée, voire de trouver des partenaires inattendus. Néanmoins, veillez à bien vérifier dans quel « jeu » vous jouez et ce qu’implique le partage de vos idées, la diffusion future, l’exploitation… Demandez et lisez toujours les règlements et contrats. S’il y n’y en a pas, à vous peut-être d’en proposer un.

Le contrat de confidentialité en guise de protection de votre idée

Les modes de travail collaboratif impliquent l’échange et le partage des idées des participants. Il est parfois difficile d’imposer la confidentialité dès le départ. Afin qu’aucune partie ne s’estime lésée ou trompée, il est nécessaire d’énoncer clairement les règles d’échange ou au contraire d’avertir vos partenaires que rien n’est confidentiel.

Néanmoins, il est possible d’imposer des règles de confidentialité aux participants une fois l’étape de recherche et développement débutée. La signature d’un contrat de confidentialité peut être utile à cette fin. Si vous y recourrez, soyez précis quant à son objet, sa portée et sa durée. L’utilisation d’un modèle rapidement copié collé sur le web peut causer plus de mal que de bien s’il est inadapté à votre situation. La signature du contrat de confidentialité ne suffit pas, à elle seule, à assurer la protection de votre idée lors des échanges. Il faut encore veiller à bien documenter les informations confidentielles échangées : par exemple, au travers des comptes rendus des réunions.

L’i-DEPOT pour prouver la date de vos développements

Déposer un i-DEPOT permet, en cas de contentieux, de prouver à quelle date vous avez eu l’idée. Une fois engagé dans un travail de recherche et développement, il est utile d’archiver vos travaux afin de prévenir tout futur litige. L’i-DEPOT date vos travaux de manière précise. Une solution facile et pas chère. Votre idée, concept, dessins ou plans ne seront évidemment pas rendus publics par l’Office Benelux de la propriété intellectuelle.

Rendez-vous sur le site www.boip.int et décrivez votre objet de la manière la plus précise (description de votre concept, développement, photos, plans, dessins, …). Payez 35 euros et votre contenu sera archivé pendant 5 ans, prolongeable une fois pour 5 ans.

Comment s’y prendre quand on a été copié ?

Malheureusement, vous avez été copié. On le sait : une idée n’est pas protégeable en soi. C’est l’exécution de l’idée qui lui donne tout son sens. Veillez à acquérir rapidement des premiers clients. Signez des contrats d’exclusivité avec eux. Essayez de vous positionner comme le «1er» à avoir eu l’idée, l’original. Déposez votre nom, logo…

Dans beaucoup de projets, le plus important, c’est le time to market. Le challenge, c’est d’ être le 1er sur le marché, d’y acquérir une part substantielle et une notoriété. Et la meilleure défense, finalement, c’est l’inventivité, l’innovation continue. Le copieur ne fait que copier. Entretenez votre créativité continue et étonnez vos prospects avec de nouvelles fonctionnalités, de nouvelles approches du marché. En cas de réel plagiat ou litige plus avancé, consultez toujours un avocat.

C’est l’exécution de l’idée qui lui donne tout son sens.

Un avocat c’est quelqu’un qu’il faut voir avant…

Chaque cas est différent et unique. Il n’y a pas de règle absolue en matière de protection de vos idées mais plutôt des stratégies de protection. Nous ne saurions que vous conseiller de rencontrer un avocat, un spécialiste de la propriété intellectuelle ou encore un mandataire en brevets. Pour Alexandre Cruquenaire, avocat associé chez Philippe & Partners « Un piège qu’il convient à toute entreprise d’éviter est d’investir de l’argent dans un mode de protection qui ne soit pas adapté à ses besoins ».

Nous avons réalisé un évènement dédié à la propriété intellectuelle Innov’action PI, vous y trouverez des slides et autres informations sur le sujet.

 

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