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Dirty Monitor : la prestigieuse carte de visite belge

Date de publication
21 septembre 2018
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Dirty Monitor

Cette joyeuse bande d’ingénieux créatifs réinvente l’histoire, l’architecture et l’entreprise en les sublimant grâce aux images 3D et à l’interactivité.

On donne de l’émotion et on aime cela

Ils viennent tous de Marcinelle, terre d’artistes et de bandes dessinées. Et ce n’est sûrement pas un hasard. En dignes héritiers de l’école de Marcinelle (à ne pas confondre avec celle dite de la « ligne claire » de Bruxelles), ils ont su mêler créativité et savoir-faire pour en faire un art précieux, celui du mapping vidéo interactif en 3D et de la performance visuelle en temps réel. Un petit bijou qui s’exporte en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord… et en Europe.

Challengés par de prestigieux mentors – Franco Dragone, Luc Petit, Thierry Stern (le patron de Patek Philippe), les artificiers français Ruggieri & Lacroix, … – ces autodidactes ont su créer leurs propres univers, dégagés qu’ils étaient des écoles et des formations déjà existantes.

Dirty Monitor: tout démarre il y a 15 ans

Dirty MonitorAprès des études secondaires dans la région de Charleroi, les frères Orphée et Mauro Cataldo ont suivi des études artistiques à Namur (IATA). « Cela nous a ouvert l’esprit en nous offrant un regard créatif sur le monde, explique Orphée. On a poursuivi à Bruxelles – Saint-Luc pouDirty Monitorr Orphée, le 75 pour Mauro – avant de démarrer dans la vie active ».

Le monde de la pub pour Mauro, celui de la restauration d’œuvre d’art pour Orphée. Et la créativité artistique durant leurs temps libres, avec un intérêt marqué pour l’infographie. « Durant les années ’80, on créait de petites démos pour s’amuser ».

« J’ai travaillé durant près de 10 ans pour un bureau d’architecture, poursuit Orphée, tandis que Mauro travaillait dans la mise en page de magazines ». Passionné, autodidacte, Orphée présentait en 3D les projets d’architecture aux clients.

Mais le concept Dirty Monitor a vraiment démarré il y a 15 ans lorsque Mauro Cataldo et Denis Van Cauteren, le 3e fondateur des Dirty Monitor, se sont lancés dans une « carrière » de VJ (vidéo-jockey) à l’occasion de soirées privées ou en club. Un vidéo-jockey est une personne qui est à l’origine d’une animation visuelle projetée tandis que le VJing désigne la performance visuelle en temps réel. Orphée les a rejoints pour créer les animations 3D qui « habillaient » les VJ.

Dirty Monitor avec Dragone et Petit

« Puis on a commencé à travailler avec Franco Dragone et Luc Petit pour « habiller » des spectacles. Mauro réalisait la diffusion et le montage des vidéos, moi je les créais.

Nous étions installés au Vecteur (Marcinelle), un espace multidisciplinaire où on créait de petits événements tournant autour de la vidéo. On a fait plusieurs installations dont un mapping vidéo sur des cubes, en 2008. C’était une première pour nous : création, montage et diffusion de la vidéo sur ces supports durant un évènement ».

Le mapping vidéo, également appelé fresque lumineuse, est une technologie multimédia permettant de projeter de la lumière ou des vidéos sur des volumes, de recréer des images de grande taille sur des structures en relief, tels des monuments, ou encore de recréer des univers à 360°.

Grâce à l’utilisation des logiciels spécifiques, les volumes sont dessinés et reproduits, afin d’obtenir des projections vidéo à grande échelle qui adhèrent le plus près possible aux endroits choisis. Les logiciels permettent de projeter un ou plusieurs clips sur différentes sorties. Voici quelques exemples des réalisations de Dirty Monitor.

« Pour cet évènement, raconte Orphée, on avait invité des gens avec qui on travaillait régulièrement, dont quelques « gros » acteurs. Manifestement, ils avaient apprécié la performance. L’évènement avait eu lieu un vendredi soir. Le lundi matin, on était contacté pour réaliser des mappings vidéo à l’occasion de la présidence belge de l’Union européenne. C’était notre premier défi. Et on y a été au culot ».

Premier défi pour Dirty Monitor à la gare de Luxembourg

Dirty MonitorObjectif ? Réaliser un mapping vidéo sur la façade de l’ancienne gare de Luxembourg, à Bruxelles. Le gouvernement belge voulait marquer les esprits en proposant une fresque réalisée via cette technologie très innovante pour l’époque sur l’ancien bâtiment voyageurs, place du Luxembourg.

Le meilleur endroit possible : classé monument en 1991, il fut réaffecté en bureau d’information du Parlement européen jusqu’en 2016 et abrite aujourd’hui un de ses deux points d’accueil, la Station Europe. Les visiteurs y trouvent des supports interactifs, telle une imposante maquette du campus en réalité augmentée, proposant des informations sur les bâtiments du Parlement, son histoire et les personnalités qui y ont été accueillies.

A l’époque, Dirty Monitor, c’était un collectif d’artistes : Mauro, Orphée, Denis, Bruno, Leslie… « Et ce collectif existe toujours : on est devenu une bande d’amis, tous issus de la même région. On a toujours tout réalisé en interne. Et, en fonction des besoins, de la complexité et de l’importance des projets, on s’entourait de spécialistes, on constituait une équipe qui travaillait sur le projet le temps nécessaire, typiquement entre 2 et 6 mois. On le faisait déjà à cette époque et on travaille toujours de cette manière, même si nous sommes devenus une entreprise entretemps ».

Un gros challenge, un coup de poker

« Le projet « Gare du Luxembourg » était un gros challenge et, vraiment, on s’est posé la question de savoir si on allait le faire. Le faire, si on l’acceptait, c’était tout faire : la vidéo, la bande son, le montage, tout cela pour plus d’une heure de spectacle. C’était vraiment un coup de poker. On avait des doutes mais on ne l’a pas montré. On n’avait pas de formation, il n’existait pas de tutos. On a donc conçu notre propre méthode de travail et, globalement, c’est toujours la même qu’on utilise ».

« Dès le début, notre valeur ajoutée, c’était d’offrir des animations 3D à nos clients alors que la plupart de nos concurrents n’offraient que de la 2D. Des animations originales parce que, autodidactes, nous n’avions pas été formatés par des méthodologies très structurées.

Puisqu’on a dû tout construire nous-mêmes, cela nous a permis de conserver un esprit indépendant, créatif, d’interpréter les choix de nos clients à notre façon. Et cela nous a plutôt réussi ».

Avant Dirty Monitor, les membres du collectif avaient déjà tous cet état d’esprit. « Mais on n’avait pas un boulot dans lequel on pouvait s’exprimer. Via notre collectif, on a pu utiliser les outils qu’on aimait et qu’on connaissait bien dans des univers de création ».

A partir d’une feuille blanche

Dirty Monitor« Aujourd’hui, on a gardé cet état d’esprit, poursuit Orphée. On développe des choses qui nous inspirent. On part d’une feuille blanche, sans a priori, en suivant nos délires. Il nous arrive de démarrer d’un bon jeu de mots ou d’une blague. On s’inspire de techniques de films comme le fantastique péplum 300 (Zack Snyder, sorti en 2007) où on mêle incrustations graphiques et ralentis.

Parfois, on va trop loin et on est obligés de revenir en arrière. Mais ce n’est pas grave, ce sont des expériences à partir desquelles on apprend ».

Inspiration pour la bataille de Waterloo

Dirty MonitorL’équipe s’était inspirée de 300, par exemple, pour animer le mapping dédié au bicentenaire de la bataille de Waterloo, en 2015. « On a créé un bas-relief de 15 mètres de long doté, à l’arrière, de panneaux qui se retournaient et sur lesquels on projetait la reconstitution. Une création pour laquelle on a utilisé la technique de la Green Key, appelée aussi fond vert ou chroma key. Cette technique utilisée tant au cinéma qu’en vidéo permet d’intégrer une captation en postproduction dans n’importe quel décor, en 2 ou 3D ».

C’est Luc Petit qui a chapeauté le projet. « On lui avait proposé une maquette comportant des ralentis à la 300. Il a marqué son accord avant de nous laisser faire, nous donnant carte blanche sur la créativité. On a évidemment travaillé très sérieusement avec des historiens britanniques. Mais l’idée, c’était de ne pas faire du reportage historique, d’être dans la création pure autour de la ferme d’Hougoumont (regardez la vidéo), dans le show d’ouverture sur le champ de bataille avec un mapping sur une tête de lion de 12 mètres de haut ».

La même année, Dirty Monitor réalisait les « background » 3D des animations organisées autour de l’évènement Mons 2015.

C’était la première année où les Dirty Monitor, devenus une SPRL, ont fait plus de chiffres en Belgique qu’à l’étranger. Aujourd’hui, Dirty Monitor, ce sont trois équivalents temps plein, un chiffre d’affaires d’1,5 millions d’euros, en croissance. « On l’a doublé par rapport à l’exercice précédent ».

Fiers d’être Belge, Wallon, Carolo et de Marcinelle.

« On est tous de Marcinelle, pas seulement le collectif. On a baigné dans cette culture de la bande dessinée carolo. La BD, ce n’est pas forcément du grand art – encore que… – mais c’est la capacité à raconter de petites histoires qui nous parlent et nous inspirent. Ajoutez-y le côté post-industriel de la ville. Quand on était gamins, on allait jouer au bois du Cazier, dans les bâtiments abandonnés, sur les terrils des zones industrielles. On a baigné dans cette culture. Aujourd’hui encore cela se ressent dans notre création ».

Comment a évolué votre métier ?

Après le mapping de la gare du Luxembourg, « on a proposé nos créations pour les shows de Luc Petit et de Franco Dragone, avec lesquels on a également organisé des évènements à l’étranger ».

Dirty MonitorPremier mapping à l’étranger : « on a été contacté par une société de Singapour pour « habiller » un hôtel 5 étoiles, un bâtiment néo-classique absolument mythique dans cette ville futuriste, le Fullerton Hôtel, l’ancien comptoir colonial. D’autres créations ont suivi et ont été réalisées à Singapour ainsi qu’en Chine. En parallèle, on a aussi travaillé pour Franco Dragone à Harbin dans le nord de la Chine, à Shanghai pour Patek Philippe, au Festival du film de Pékin (avec des « directs » télés sur la China Central Television CCTV et Beijing TV), pour un évènement à Ningbo (Zhejiang, au sud de Shanghai)…« .

Avec Aquatique Show, Dirty Monitor a animé un mapping 3D sur des murs d’eau autour du Burj Khalifa, la plus grande tour du monde, à Dubaï. « Ils nous avaient appelés car on avait déjà réalisé un show à Oman, à l’occasion de la Fête Nationale. Là, on était dans le désert : on a créé une nouvelle zone, on a réalisé un décor à l’architecture s’inspirant des forteresses d’Oman. Depuis lors, on a fait des dizaines de shows en Arabie Saoudite, au Koweït, aux Émirats Arabes Unis ».

Ils ont également noué des partenariats avec l’artificier Ruggieri & Lacroix. « Ensemble, on a réalisé les comptes à rebours du nouvel an 2015 & 2016 à Dubaï. Nous avons créé le mapping vidéo sur le Burj Khalifa qui a encore tourné durant 6 mois. On a gagné le projet deux ans d’affilée. C’est un peu notre carte de visite au Moyen-Orient ».

Et comme toutes les sociétés actives dans l’évènementiel sont installées à Dubaï, cela a ouvert pas mal de portes.

L’exposition universelle d’Astana

Dirty Monitor« Avec Ruggieri, l’an passé, on a participé au show d’ouverture de l’exposition universelle d’Astana au Kazakhstan. On a projeté une vidéo à 180° sur une sphère de 100 mètres de diamètre (la plus haute sphère du monde), habillée de tulle. Le thème : les énergies renouvelables. Le show tournait en boucle autour des thématiques de l’eau, du vent, du solaire, des bioénergies. On a fait l’ouverture et la fermeture de 5 shows différents. Plus tous les « directs télés ». Tous les chefs d’États asiatiques, dont le président Xi Jinping mais aussi Vladimir Poutine étaient présents. Encore une fois, cela ouvre des portes ».

Du coup, c’est d’abord le réseau de ces créatifs qui ramène des projets. « On ne fait pas de publicité, on est sur internet parce qu’il le faut bien, parce que cela renforce notre crédibilité, mais on est rarement contactés via notre site ou les réseaux sociaux ».

Dirty Monitor: la carte de visite belge de la créativité

Un réseau qui ne cesse de s’étoffer. « En Inde, on a réalisé le mapping vidéo 360° sur la façade de l’ambassade de Belgique à New-Delhi. Au Canada, on a habillé la grande bibliothèque nationale de Montréal : une projection vidéo géante du célèbre tableau « La Chute des anges rebelles » de Pierre Breughel l’Ancien« .

Dirty MonitorLa ville de Bruxelles a fait cadeau de cette œuvre interactive à l’occasion du 375e anniversaire de la ville canadienne. C’est que les villes de Bruxelles et de Montréal entretiennent depuis des années, outre différents accords démographiques, socio-économiques et culturels, de puissants liens d’amitié. Afin de mettre en exergue cette collaboration, la ville de Bruxelles a donc fait cadeau à Montréal de cette projection monumentale et interactive du chef d’œuvre. Une projection vidéo géante qui aura lieu chaque soir du 27 octobre au 12 novembre prochains. « On assure l’animation des personnages de « La Chute des anges rebelles »(1562) chaque soir du coucher du soleil à 23h00». Les visiteurs pourront admirer de nombreux détails étonnants grâce à la très haute résolution gigapixels développée par le Google Cultural Institute en collaboration avec les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB, où se trouve le tableau original).

Comment faites-vous pour maintenir un état d’esprit innovant ?

Il y a des projets où on nous donne une créativité totale. Le client nous dit : « ne nous montrez rien, on verra sur pièce ». Cela, c’est génial. Tout le monde se fait plaisir et tout le monde a du plaisir à travailler dessus. Et puis les nouveaux supports de création nous boostent. Les Schtroumpfs, une expo créée par Dirty Monitor et lancée en juin 2018, se tient pour 7 mois au Palais 4 de Brussels Expo. Un parcours truffé d’expériences et d’effets surprenants – hologrammes, réalité virtuelle, kinect, vidéo mapping – qui nous conduit dans une véritable aventure immersive. Le public traverse une cascade en vidéo mapping et est invité à s’échapper de la cage dans laquelle l’a capturé Gargamel. Les spectateurs découvrent les 1001 facettes de la machine infernale et s’envolent à dos de cigogne pour un vol inoubliable en réalité virtuelle. Bluffant !

« Juste après les Schtroumpfs, on a réalisé une exposition à Séoul sur le thème d’Alice au pays des Merveilles. Expérience immersive, projection à 360°, interactions, sur tous les murs des capteurs de présence, de mouvement. Inviter le public à participer, à lancer des balles pour casser les tasses, les théières. On demande aux gens de colorier des papillons, avant de les incruster dans la projection.

On a des rivières interactives, il faut remettre à l’heure des horloges. Et on travaille sur d’autres expositions, d’autres créations comme l’éruption de Pompéi – une reconstitution en 360° – pour le musée Pompéi de Naples, de seulement 3 minutes mais à l’effet bluffant.

On donne de l’émotion et on aime cela.

Votre dernier défi technologique ?

Je reviens sur la combinaison Alice et les Schtroumpfs. On a travaillé avec des hologrammes, la réalité virtuelle, la réalité augmentée, les capteurs de présence qui déclenchent de l’interactivité. Pour les Schtroumpfs, on a conçu une machine infernale fonctionnant en temps réel.

Pour Alice, le défi n’était pas moins grand: installation technique, électrique, 50 capteurs par pièce, mise en réseau. On a dû faire pas mal de recherche en électronique, en programmation, en temps réel, avec des déclenchements DMX (contrôle sur toutes les fonctions des projecteurs), avec des « green keys » en temps réel, permettant d’incruster le visage du visiteur à la place de celui du héros.

La programmation de l’électronique et du temps réel, c’est ma passion. Mais il ne fallait pas se louper. C’est un peu comme un jeu vidéo qu’on manipulerait : non pas avec un clavier mais avec un détecteur de mouvement.
Néanmoins, quand on prend les choses avec calme, on trouve des solutions. Plusieurs. Et c’est parfois la seconde qui marche. N’allez pas croire qu’on perd son temps : les solutions qui n’ont pas été retenues cette fois-ci le seront une prochaine fois, sur un autre défi.

Votre meilleure décision professionnelle

Dans notre job, nous sommes souvent allés au culot. On a accepté des projets un peu fous et puisqu’on avait accepté, il fallait continuer jusqu’au bout. Et pour aller de l’avant, dans un métier qui se construit sans cesse, il est nécessaire de développer des outils.

Pour certains volets du projet Alice, il y avait des choses qu’on ne savait pas faire. Comme le temps réel. Je ne dis pas qu’aujourd’hui le temps réel n’a plus de secrets pour nous mais c’est clair que ce qu’on a fait là, je ne l’ai jamais vu nulle part.

Le projet Peter Pan, en 2012 : c’était la première fois qu’on gérait une grosse équipe d’une vingtaine de personnes. Du coup, on a un peu changé notre façon de faire, on a plutôt géré des équipes 3D, sans le faire nous-mêmes.

On gère 50 à 60 projets par an. Des grands et des petits. 60 à 70% de ces projets sont réalisés à l’étranger. Mais depuis Mons 2015 – et nos 8 réalisations avec les villes partenaires – les projets belges se succèdent. Et cette année encore, du 26 octobre au 11 novembre, nous réaliserons un mapping vidéo à l’occasion du centenaire de la libération à l’issue de la première guerre mondiale. Avec Mochélan, un rappeur, artiste polymorphe originaire de Charleroi qui incarnera le soldat inconnu.

Dirty MonitorPour CMI, dont on fêtait le bicentenaire en mai 2017, on a créé un mapping 3D avec une voix off qui conversait avec John Cockerill. C’est une force, chez nous, de raconter une histoire. Mais pas de manière classique, en la réinventant.

Comme pour Patek Philippe où nous avons fait converser Antoine Norbert de Patek et Jean Adrien Philippe, lors d’une rencontre sur le chantier de l’exposition universelle de 1889, durant la construction de la Tour Eiffel. On ne raconte pas les choses de manière traditionnelle. Ce n’est pas 300 mais on raconte l’histoire comme dans 300.

Et la pire ?

On refuse pas mal de projet et parfois, on le regrette. A contrario, pour certains projets, on a fait des choix techniques, et le client était moyennement content. Le choix était bon mais on comprend le client. Tout ce que l’on fait, on l’assume. C’est une expérience.

Votre phrase préférée ?

Il faut avoir le culot de s’engager et se donner les moyens de le faire. Nous les Belges, on est un peuple de surdoués. On a chez nous toutes les capacités pour le rester. Et on s’en rend compte quand on réalise des projets à l’étranger. Les Belges sont bien connus dans le monde. A Singapour, nos partenaires disent : « plus il y aura de Belges, mieux cela ira ». On ne le sait pas assez mais on bénéficie d’une super image dans le monde : sérieux, professionnels, sympathiques. Comme les chaussures italiennes ou les horlogers suisses, on bénéficie d’une reconnaissance immédiate.

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