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Des dispositifs médicaux pour le traitement non-invasif des cicatrices

Date de publication
11 octobre 2019
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Dispositifs médicaux

Michel Alvarez développe ces dispositifs médicaux portables de demain. Et pour le faire, il a quitté les Etats-Unis pour la Wallonie !

Il veut positionner sa start-up, Alvalux, comme leader mondial dans la technologie des dispositifs médicaux wearable pour le traitement non-invasif de cicatrices.

 

Quelques 250 millions d’interventions chirurgicales sont pratiquées dans le monde chaque année. Or, 91% des patients concernés confient être insatisfaits de l’apparence de leur cicatrice. Le marché des soins esthétiques réparateurs de cicatrices devrait atteindre 12,6 milliards de dollars en 2024.

 

Améliorer la cicatrisation des césariennes

Dispositifs médicauxUn récent rapport du « The Lancet Journal » a souligné que, depuis 2000, les taux de naissances par césarienne avaient doublé dans le monde: 29,7 millions de césariennes avaient été réalisées en 2015. En France, une naissance sur cinq se déroule par césarienne.

Dans de nombreux pays, dont les États-Unis, la césarienne constitue aujourd’hui l’opération chirurgicale la plus pratiquée dans les hôpitaux. C’est généralement l’opération la plus importante qu’une femme puisse subir.

En 2009, une étude a révélé que 91% des patients ayant subi une intervention chirurgicale étaient insatisfaits de l’apparence de leur cicatrice et que 71 % s’en souciaient plus que leur chirurgien.

Un spécialiste des dispositifs médicaux innovants

Depuis plus de 20 ans, Michel Alvarez, qui a lui-même subi les effets négatifs d’une mauvaise cicatrisation,  développe des dispositifs médicaux innovants. Depuis la levée de capitaux jusqu’à la gestion des équipes en passant par la case R&D, il participe à l’ensemble de la chaîne, du concept à la mise sur le marché.

Titulaire d’un MBA de l’Université de Washington et d’un Baccalauréat universitaire en Sciences de la San Francisco State University, Michel Alvarez est un entrepreneur enthousiaste. L’idée de lancer sur le marché la prochaine génération de dispositifs médicaux portables (wearable) afin de faciliter la vie des patients stimule cet amateur de défis.

Le wearable – un objet porté sur soi qui intègre de l’électronique – n’est pas une technologie médicale nouvelle. Il a déjà fait ses preuves dans le domaine du diabète avec la délivrance d’insuline ou encore dans le monitoring d’activités physique avec les montres connectées, par exemples.

Mais aujourd’hui, le grand public réclame toujours plus de solutions pratiques et efficaces qui passent par les technologies, ce qui renforce clairement le marché des wearable technologiques. Dans le traitement des cicatrices, l’histoire restait à écrire.

Et les premiers mots de cette histoire sont rédigés à Liège…

Dispositifs médicauxLorsqu’en 2015, il lance Alvalux Medical, grâce à des fonds personnels et un premier financement R&D de la Région Wallonne, Michel Alvarez n’en est pas à son coup d’essai. En 2010, à Louvain-la-Neuve, il avait déjà lancé la start-up iSTAR Medical et l’avait fait grandir avant de la quitter, en 2014, pour se lancer dans un nouveau projet.

Aujourd’hui, à travers Alvalux Medical, l’objectif est de développer une plateforme de dispositifs médicaux wearables à partir de la lumière infrarouge. La lumière infrarouge est un agent actif et de thermothérapie, c’est-à-dire de réchauffement des tissus pour une meilleure régénération.

La Wallonie, terrain propice pour lancer une start-up!

Soutenue financièrement par la Wallonie, dans le cadre du Plan Marshal 2.0, Alvalux se développe en collaboration avec l’UCL, l’Université de Liège et d’autres partenaires wallons. ‘ »Les représentants de l’AWEX, que j’ai rencontré lors d’un voyage d’affaire en Belgique en 2009, m’ont affirmé que la Wallonie était le terrain propice pour lancé une start-up medtech. Ils avaient raison !’’ dit Michel Alvarez.

Rapidement, les résultats sont prometteurs et la Wallonie octroie une nouvelle subvention d’un million d’euros qui permet à Alvalux de poursuivre son travail de recherche et développement dans les domaines de l’ophtalmologie, de la neurologie et de la dermatologie. Les trois premiers brevets sont alors déposés.

Fin 2017, un troisième financement wallon permet de développer CicaLux, le premier dispositif wearable dermatologique qui répond à un besoin non satisfait : l’amélioration non-invasive de cicatrices. Depuis avril 2019, le projet CicaLux a également reçu le soutien actif de NoShaq, à hauteur de 440.000€.

Un traitement des cicatrices à la croisée des soins esthétiques et des dispositifs médicaux portables

En combinant thermothérapie et un biomatériau de silicone, le dispositif médical CicaLux est spécialement conçu pour aider à améliorer les cicatrices de césarienne et d’incision similaires.

Il associe trois traitements qui ont fait leurs preuves dans l’amélioration de la cicatrisation et de l’apparence des cicatrices (la feuille de silicone, la chaleur infrarouge et le soulagement de la tension) en un dispositif unique, simple, confortable à porter et hygiénique.

La Wallonie comme tremplin international !

Dispositifs médicauxDébut 2019, Cicalux a obtenu le marquage CE et le produit a été lancé au niveau européen. Alvalux propulse donc, avec son dispositif innovant, la Wallonie à la pointe de la wearable technology dans le domaine de la cicatrisation.

Une aventure qui n’en est qu’à ses balbutiements et qui permet à Alvalux de faire travailler plusieurs personnes en Wallonie: 90% du staff et des partenaires du projet Cicalux sont wallons, notamment les ingénieurs et les scientifiques qui collaborent au quotidien.

L’idée est de faire grossir ces chiffres car, désormais, les regards se tournent vers l’international. En effet, l’entreprise s’implantera, dans la foulée du lancement européen de Cicalux, aux Etats-Unis où elle poursuivra le développement de dispositif médicaux wearable…

La rencontre de la technologie wearable et des soins réparateurs de cicatrices est à l’aube d’un brillant avenir, on est qu’au début des possibilité, mais l’histoire retiendra que c’est chez nous, en Wallonie, à Liège où sont manufacturés les dispositifs, que l’aventure a réellement pris son envol !

A la rencontre de Michel Alvarez, CEO d’Alvalux

Comment est née Alvalux ? Pourquoi en Belgique ?

Dispositifs médicauxEn 2009, lors d’une visite d’affaires, j’ai eu un véritable coup de cœur pour la Belgique alors que je cherchais un organisme pour mener une étude européenne pour ma société américaine de l’époque. Lors de ce voyage, j’ai découvert l’AWEX et j’ai été présenté à des représentant du gouvernement wallon qui m’ont convaincu que la Wallonie était le meilleur endroit en Europe pour créer une entreprise de technologie médicale.

En 2010, j’ai donc lancé iSTAR Medical, ma première société techmed belge, en tant que filiale de ma société américaine. Pendant 5 ans, mon désir de continuer à innover et à inventer des technologies medtech de nouvelle génération a continuer de grandir. C’est alors que j’ai entrevu une énorme opportunité dans l’avenir des dispositifs médicaux sans fil, portables et non-invasifs qui offrent un traitement pratique, en toute sécurité, à domicile et même pendant le sommeil.

Fin 2015, grâce à un investissement de 100.000 euros associé à une bourse du Gouvernement wallon, mes premiers brevets étaient développés et lancé à travers la société Alvalux.

J’apprécie énormément la Wallonie qui est effectivement le lieu idéal pour lancer une entreprise de technologie médicale. La région m’a soutenu grâce au Plan Marshal mais j’ai eu aussi l’appui de deux universités, l’Université de Liège et l’UCL, avec lesquelles j’ai collaboré. La Wallonie, c’est aussi une main d’œuvre talentueuse et fidèle, c’est important à mes yeux !

Comment favorisez-vous l’innovation ?

L’innovation se développe en la mettant les concepts que l’on crée dans les mains de professionnels. C’est ce que j’ai fait avec des médecins, des infirmiers, des sages-femmes et d’autres professionnels du secteur de la santé.

Notre dispositif technologique a aussi été testé par de ‘’vraies’’ personnes, des patients à qui nous l’avons fait essayer et qui nous ont fait part de leur expérience avec Cicalux. Notre produit a été testé par un jury indépendant de 45 personnes pendant plusieurs semaines et il a reçu de très bonnes notes. Nous avons d’ailleurs reçu nos premières récompenses au Royaume-Uni et en France.

Quelle a été votre meilleure décision professionnelle ?

Sans hésiter celle de quitter les Etats-Unis pour venir en Belgique, en 2010, pour y créer ma start-up medtech. Cela impliquait de commencer une nouvelle vie, de retirer mes enfants de leur école, de repartir de zéro hors des Etats-Unis. Les risques étaient importants car je ne suis pas francophone et je n’avais aucune expérience du monde entrepreneurial en Belgique. J’ai dû gravir une montagne pour apprendre et m’adapter mais le défi était passionnant à relever. C’est comme ça que l’on apprend, en relevant des défis et en prenant des risques !

A contrario, votre plus grand regret ?

En fait, je n’ai aucun regret. J’ai eu ma première expérience des affaires à six ans en frappant aux portes pour vendre des œufs et du sucre dans mon quartier, en Californie. Depuis, j’ai connu beaucoup de succès et aussi beaucoup d’échecs… mais chaque fois j’ai appris quelque chose qui m’a permis de devenir meilleur, donc je ne peux rien regretter !

Des défis technologiques à relever ?

Dans les futures technologies que je vais développer, j’aimerais parvenir à récupérer l’énergie de manière plus efficace pour alimenter en toute sécurité des appareils plus petits et plus légers. La technologie actuelle de la microbatterie a ses limites. Donc, soit nous attendons la prochaine génération de cellules énergétiques, soit nous trouvons un moyen intelligent de combiner diverses technologies, comme l’énergie cinétique, l’énergie thermique et même la récupération de l’énergie humaine pour innover. C’est un vrai défi pour nous !

Votre phrase ou citation favorite ?

‘’Si vous n’essayez jamais, vous ne saurez jamais !’’. C’est l’histoire de ma vie. J’ai pris de nombreux risques, j’ai été à l’encontre de la logique et des statistiques mais c’est tellement bon de se faire peur, d’être angoissé. C’est toujours ce qui est difficile qui est le plus satisfaisant et le plus amusant à raconter…


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