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6 jeunes entrepreneurs Erasmus sur 10 ont innové

Date de publication
18 mai 2017
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Erasmus

Erasmus a permis à plus de 3 millions de jeunes Européens (et à 4000 jeunes entrepreneurs) d’aller se former dans un autre pays.

ErasmusOn se souvient tous de l’Auberge Espagnole, le film de Cédric Klapish qui, en 2002, popularisait le programme d’échange Erasmus. Un vrai phénomène de société : plus de 2,7 millions de spectateurs en trois mois, en France. Ce dont on se souvient moins, c’est que cette idée – révolutionnaire pour l’époque – a été portée par un italo-belge installé aujourd’hui à Bruxelles, après être passé par Charleroi.

Les entrepreneurs ayant pris part à ces échanges ont constaté que leurs entreprises affichaient une résilience, une croissance et une capacité à générer de l’emploi accrues

Domenico Lenarduzzi est originaire du Frioul, en Italie. Né en 1936, quand l’Europe n’était encore qu’un concept dans l’esprit des penseurs progressistes, il déménage dès son plus jeune âge en Belgique, à Charleroi. « Quand je suis venu avec ma famille, en 1947, nous avons vécu dans de véritables baraquements ». Comme beaucoup d’enfants de mineurs. « J’ai toujours éprouvé l’envie de démontrer qu’il était possible d’échapper à cet état de dénuement. J’ai appris très tôt l’importance de la responsabilité ». Malgré les difficultés, il fait des études de Sciences politiques et sociales à l’Université de Louvain. En 1960, il entre à la Commission européenne, où il s’occupe au début principalement de matières socio-économiques et financières. Dans les années 1980, il devient la cheville ouvrière dans le domaine de l’Enseignement à l’Union européenne.

ErasmusA sa création, le programme d’échange Erasmus n’était une évidence ni dans le monde de l’entreprise, ni dans le monde universitaire. « Les employeurs se montraient vraiment sceptiques au début. L’employeur connaissait uniquement les formations que les candidats pouvaient suivre dans leurs propres pays et dans leurs propres domaines d’activité. A l’époque, avoir séjourné à l’étranger et/ou y avoir suivi une formation n’était certainement pas un avantage« , dit Domenico. Quant aux universités, il leur a fallu également du temps pour voir une richesse dans ce programme d’échange.

« Aujourd’hui, les universités ont compris qu’en raison de la mondialisation de l’humanité, il fallait aussi une mondialisation de la connaissance. De nos jours, même les échanges en-dehors de l’Europe sont possibles, grâce à l’Erasmus Mundus. Une fois que les premiers obstacles ont été surmontés au niveau européen, toutes les barrières sont vite tombées. Ce qui nous a donné la possibilité de nous tourner vers le monde entier ».

Plus d’un jeune entrepreneur Erasmus sur deux a innové

Le monde du travail aussi a succombé au charme d’Erasmus. Créé en 2009, le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs a déjà réalisé plus de 4000 échanges. « Les entrepreneurs ayant pris part à ces échanges ont constaté que leurs entreprises affichaient une résilience, une croissance et une capacité à générer de l’emploi accrues ».

87 % des jeunes pousses fondées par des entrepreneurs ayant participé au programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs sont toujours en activité aujourd’hui, tandis que le taux de survie moyen d’une jeune entreprise en Europe après trois ans d’existence n’est que de 57 %.

Grâce à leur collaboration avec un entrepreneur d’un autre pays européen, ces entreprises sont également plus actives sur les marchés étrangers. Parmi les entrepreneurs chevronnés qui ont participé au programme, 65% ont élargi leurs opérations à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union et ils sont 53% à avoir mis en application de nouvelles idées pour élaborer de nouveaux produits ou services » explique Nadine Bettens, coordinatrice bruxelloise du programme.

Le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs permet aux futurs entrepreneurs européens d’acquérir les compétences requises pour créer et/ou gérer une petite entreprise en Europe. Les nouveaux entrepreneurs se voient offrir la possibilité d’acquérir ou d’échanger des connaissances et des idées entrepreneuriales avec un entrepreneur expérimenté, auprès duquel ils séjourneront pendant une période pouvant aller de 1 à 6 mois. Le séjour est partiellement financé par la Commission européenne.

Quelle est la valeur ajoutée de ce programme pour un jeune entrepreneur?

D’un festival en Espagne à une start-up bruxelloise

ErasmusJeune entrepreneur bruxellois, Erdman Doumbé, fondateur et CEO de Just Make Hit, start-up développant des stratégies de branding, explique comment cet échange a ajouté de la valeur à son entreprise.

« J’avais les idées et les formations requises, mais cet échange m’a permis, entre autres opportunités, de:

 

  • voir la réalité de terrain;
  • acquérir de la visibilité et de belles références;
  • développer un networking utile ultérieurement à ma propre entreprise;
  • être confronté à une approche multiculturelle des marchés;
  • découvrir comment exporter des produits et services.

 

« En optant pour l’Espagne, j’avais l’opportunité de découvrir une culture entrepreneuriale tout à fait différente de celle à laquelle les jeunes sont formés en Belgique, explique-t-il à BNP Paribas Fortis. Mon espagnol s’en est aussi trouvé amélioré au passage. Il ne faut pas avoir peur d’investiguer un secteur d’activité différent du sien ».

« Mon challenge en Espagne? Monter en six mois un évènement de A à Z avec un budget zéro. Nous attendions 300 personnes. On a dû créer une liste d’attente de 100 à 150 festivaliers… Un tel succès a aussi le mérite de doper votre confiance en vous pour tout le reste de votre parcours entrepreneurial. »

Un autrichien au Portugal, des minibus et du surf

ErasmusAu Portugal, Stefan Koeppl, d’origine autrichienne, a créé en 2012 avec un associé portugais, son entreprise de location de minibus Indie Campers qui s’adresse essentiellement à une clientèle de surfeurs. L’idée lui est venue après avoir passé cinq mois au Portugal dans le cadre du programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs. Et tant pis s’il se destinait plutôt à un métier dans la finance. Le programme “m’a permis de beaucoup apprendre sur la gestion de l’entreprise, la relation avec les différents partenaires, le management et les cofondateurs,” explique Stefan Koeppl, “mais aussi sur les spécificités du Portugal, les différences culturelles et tous les modèles de financement.

De Mons au Texas, l’internet des objets en Wallonie

Et il n’y a pas qu’Erasmus dans l’offre faite aux jeunes entrepreneurs. WSL, au travers de son programme StarTech , leur propose également d’aller tester leur talent d’entrepreneur dans d’autres grands espaces.

ErasmusPassionné d’informatique et de nouvelles technologies depuis toujours, Romain Cambier obtient une licence en radio-communication à l’age de 15 ans. Lors de ses années de bachelier à la faculté polytechnique de Mons, il sort premier du programme StarTech lancé par WSL, lui permettant de travailler, avec deux autres étudiants, à la création d’une société de services de sécurité informatique aux entreprises, et de faire un voyage d’étude marketing et technique à l’université de Texas A&M, USA. Il y terminera ses études d’informatique & gestion par un TFE sur l’internet des objets en 2015.

Il est actuellement à la tête d’une start-up active dans ce même domaine, Shareif.com, et est l’instigateur du réseau “The Things Network” en Wallonie.

Vous êtes intéressés par le programme jeune entrepreneur Erasmus? Contactez votre correspondant en Wallonie.

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