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Ewattch Belgique : en route vers l’industrie 3.5 avant la 4.0 !

Date de publication
27 novembre 2019
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Ewattch

Filiale d’Ewattch Groupe, la PME liégeoise distribue et propose des solutions IoT plug & play économiques et faciles à déployer à destination de l’industrie.

On n’est pas parti en mode « étude de marché ». On l’a fait en « front line », on a testé les besoins de ces territoires, on a évangélisé.

Ewattch basée en France, a été créée en 2011 par deux ingénieurs électroniciens, Nicolas Babel, CEO, et Samuel Jeandon, CTO. Tous deux issus des secteurs de l’industrie et de l’automatisme, spécialisés dans l’énergie et experts en IoT (internet des objets), ils ont développé des capteurs sans-fil LoRa et une plateforme EwattchCloud, à destination du tertiaire et de l’industrie.

L’entreprise propose notamment des capteurs sans-fil LoRa ainsi qu’une plate-forme EwattchCloud permettant l’optimisation et la réduction des dépenses énergétiques des bâtiments.

Particularité d’Ewattch : l’entreprise maîtrise l’ensemble de la chaîne de valeur, du capteur jusqu’à la plateforme SaaS. Ce qui lui permet d’offrir à ses clients des solutions abordables, pratiques, plug and play et dont le retour sur investissement est extrêmement court.

EwattchPar exemple, le kit pour presse à injecter connecté, développé par Ewattch Groupe permet au chef d’entreprise de :

  • Visualiser ses principaux indicateurs grâce à des tableaux de bord détaillés et intuitifs. Il peut ainsi maitriser ses investissements et améliorer ses indicateurs de production (temps de cycle, nombre de pièces produites, état d’avancement de la production, consommations énergétiques…
  • Superviser à distance et en temps réel, l’état de sa presse connectée, voire de l’ensemble de son parc machine qu’il soit en production, à l’arrêt, en erreur ou en préchauffage.
  • Optimiser sa rentabilité à l’aide d’une interface dédiée à la fois à la production et à la planification industrielle et commerciale, notamment en surveillant ses temps de cycle.

Ewattch choisi les secteurs tertiaire et industriel

EwattchEn 2013, Ewattch a fait le choix stratégique de ne plus s’attaquer au résidentiel pour se concentrer principalement sur les secteurs tertiaire et industriel. La clientèle est à la fois constituée de grands comptes auxquels Ewattch propose ses capteurs connectés ainsi que des solutions « capteurs + plate-forme » en fonction de leurs besoins et de clients type installateurs et électriciens qui sont formés par Ewattch afin de distribuer les solutions de la marque.

C’est en 2014 que Mathieu Chabot rejoint l’aventure et décide de distribuer les solutions Ewattch en Belgique et au Luxembourg. Ewattch Belgique occupe aujourd’hui trois personnes, dont Alexis Defontaine, un développeur.

À l’origine, Mathieu Chabot, c’était plutôt l’aviation civile qui le tentait. Après une formation de pilote et un parcours de steward et de chef de cabine chez Air France, il va rejoindre Nicolas Babel. Les deux hommes se connaissaient depuis l’âge de quinze ans. C’est qu’ils ont une passion commune, dévorante; le parapente, qu’ils pratiquent de manière intensive et qu’ils enseignent durant plusieurs années.

Ewattch: lauréat du Réseau entreprendre

EwattchEn 2014, pour des raisons personnelles, Mathieu Chabot se réinstalle en Belgique – à Saive, en province de Liège – et y développe le réseau de distribution d’Ewattch en Belgique.

Pour ses premiers pas dans le secteur, Mathieu Chabot a rejoint le Réseau Entreprendre dont il sera l’un des lauréats. Avec ses mentors, il va analyser le marché. « On n’est pas parti en mode « étude de marché », explique-t-il. « On l’a fait en « front line », on a testé les besoins de ces territoires, on a évangélisé. Mais le résidentiel n’était pas prêt. Il existait déjà des produits sur le marché, des produits bas de gamme qui rendaient nos solutions trop chères pour le résidentiel ».

Comme pour le marché français, Mathieu Chabot va donc adapter l’offre au tertiaire et au secteur public, puis, en 2015, à l’industrie.

« En 2016, Nicolas BABEL décroche un client français, PLATEX, qui aimerait connaître ses consommations d’énergie et maitriser le fonctionnement de son usine. De ce point de vue, le secteur de l’industrie a changé. Auparavant, le leitmotiv, c’était la production. Aujourd’hui, c’est la production et la consommation d’énergie engendrée. Le virage s’est opéré lorsque l’industrie s’est rendu compte que les ressources en énergie n’étaient pas éternelles ».

Mesurer, c’est savoir!

En mai 2016, Nicolas Babel installe un système de monitoring dans cette entreprise. « Premier principe, explique-t-il à l’industriel, mesurer, c’est savoir. Second principe : la meilleure énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas. De ce point de vue, notre produit avait toute sa valeur.

L’entreprise de notre client avait vu sa facture d’électricité grimper de 50%. On a commencé par un monitoring « macro » – combien consomme mon usine – puis on est redescendu jusqu’aux machines. L’analyse micro a permis une analyse plus spécifique. Il avait une presse à injection et on était incapable de déterminer ce qu’elle consommait. Et rien ne sert de mesurer, si on ne peut pas comparer. On a donc développé un système de connexion très simple (plug & play) entre toutes les presses à injection réunies dans un seul hall.

Un système qui permet ensuite de tout comptabiliser : la consommation, la production, les temps de production dans les différentes phases. Des informations qui sont enfin disponibles de manière très vulgarisée dans un Dashboard. Et d’autres indicateurs pourraient être comptabilisés comme la qualité de la production, la température d’utilisation, celle du réglage, celle de la chauffe, etc.  ».

Un outil d’analyse, parfaitement duplicable à d’autres secteurs que l’injection, qui est désormais industrialisé. Pour la plus grande satisfaction des clients.

En attendant l’industrie 4.0

EwattchL’industrie 4.0, c’est la prochaine révolution industrielle. Elle désigne une nouvelle génération d’usines connectées, robotisées et intelligentes. Avec la révolution numérique, les frontières entre le monde physique et digital s’amenuisent pour donner vie à une usine 4.0 interconnectée dans laquelle les collaborateurs, les machines et les produits interagissent. L’industrie 4.0 est un défi et une véritable opportunité pour l’industrie.

Mais pour passer de l’industrie 3.0 (ordinateurs et automation) à l’usine du futur, « il y a énormément de choses à mettre en place ». Ewattch veut initier le processus. « On ne sera pas l’outil qui vous fera passer au 4.0, mais on sera dans le 3.5, à mi-chemin entre ces deux révolutions ».

Et c’est déjà énorme pour des entreprises qui veulent optimiser leurs productions tout en conservant un parc machine parfois vieillissant. «Dans l’injection plastique, certaines machines peuvent coûter jusqu’à 1 million d’euros. Le ROI est de dix ans. Avec notre outil, on mesure, on analyse et on corrige. C’est vrai pour les nouvelles machines, c’est vrai aussi – et surtout – pour les plus anciennes. Souvent, il n’est pas nécessaire de la remplacer, il suffit de l’utiliser de manière plus optimale. Et pas seulement du point de vue de la consommation d’énergie ».

EwattchEn septembre 2019, par l’intermédiaire du cluster Plastiwin, « on a rencontré la société Serviplast. Ils étaient exactement dans cette optique. Ils disposaient d’un matériel vieillissant et se posaient la question de savoir s’ils devaient investir dans de nouvelles machines. On a monitoré leur parc machines, ce qui leur a donné un vrai pouvoir d’action : ils peuvent à la fois régler le matériel pour un meilleur fonctionnement, mais aussi voir si ce matériel est défectueux ou pas. C’est un véritable outil décisionnel ».

Dans le cas de Platex, le constat a été rapide. « Ils disposaient d’un compresseur qui consommait trop d’énergie. Il a suffi de le redimensionner pour arriver à de meilleurs résultats globaux. On a diminué par deux la consommation du week-end ce qui a permis d’épargner 30 à 40% d’énergie alors que la production augmente ».

Une évolution au rythme de l’industriel

Avec ce type d’outil, l’évolution vers le 4.0 se fait au rythme choisi par l’industriel. Au-delà du projet ponctuel, l’industriel se découvre de plus en plus de besoins. « C’est là qu’on devient un peu modérateur. En fonction des résultats enregistrés sur les machines, on propose des corrections et, si c’est nécessaire, d’acheter de nouvelles machines. Et comme notre système de connexion est simple et basique, il nous permet d’être universel : il fonctionne aussi bien sur une presse hypermoderne, mais aussi sur un outillage qui date des années ’80. Les industriels savent qu’ils iront vers du matériel de plus en plus complexe. Mais à leur rythme ».

L’outil est tellement performant que les équipes de Mathieu Chabot peuvent se permettre de proposer à leurs clients des kits avec une période de tests d’un mois. Pour un technicien, la connexion avec la machine prend cinq minutes… et cela remplit 80% des tâches. « Au final, le rapport est magnifique ».

Mais la société ne se contente pas d’être le « couteau suisse » des capteurs de données machines. « Lorsque l’entreprise veut aller plus loin, on adapte notre solution et on propose à l’industriel une dizaine de variables qu’il pourra consulter quotidiennement ».

Une application Ewattch

Et, pour faciliter encore l’installation du dispositif en entreprise, Ewattch développe une série d’applications qui vont offrir aux entrepreneurs, à partir d’un QR Code, des solutions de visualisation en réalité augmentée.

Quelle est votre meilleure décision professionnelle ?

D’y avoir cru. Alors qu’on était arrivé trop tôt sur le marché. On a su patienter et capitaliser sur le développement de nos innovations.

Et la pire ?

Avoir fait confiance au milieu financier. Cela a été une déception. Mais en même temps, on est resté autonome, maître de nos décisions. Tout l’argent qu’il me restait, je l’ai investi dans ma boite et je ne me suis pas payé pendant trois ans ! Le succès qu’on vit aujourd’hui – on présentait un chiffre d’affaires de 150.000 € en 2018, il devrait doubler en 2019 -, le développement, la croissance qu’on connait en Belgique et en France – la société mère qui occupe une quinzaine de personnes double son chiffre d’affaires tous les ans – nous ouvre beaucoup de portes sur le marché mondial.

Quelle est votre phrase préférée ?

Peu importe le chemin, seule la destination compte.


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