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La menuiserie Kulapro (Wavre) est en phase de digitalisation

Date de publication
21 février 2019
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Kulapro

« Made Different m’a permis de mettre le doigt sur certaines choses auxquelles je n’avais pas réfléchi» explique Bertrand Schrevens.

Notre cheval de bataille, c’est le hors-standard, les pièces plus techniques. Nos nouvelles machines sont flexibles : pour le même chantier, on peut réaliser à des prix convenables, les portes mais aussi les placards, les escaliers…

Des machines performantes pour moderniser Kulapro

KulaproCréée en 1979, la menuiserie Kulapro (Wavre) a été reprise en janvier 2007 par Bertrand Schrevens, administrateur-délégué, et son père, Theo Schrevens.

Ce dernier, depuis Lubbeek, siège social de Kulapro, gère l’administratif et la comptabilité de l’entreprise.

C’est que Kulapro a bien changé en une grosse dizaine d’années. Cette menuiserie familiale pour particuliers était restée très artisanale. « Elle n’était pas vraiment équipée et beaucoup de choses fantastiques se faisaient encore à la main ».

Un savoir-faire qui, peu à peu, disparaissait. Les équipes vieillissaient : « beaucoup partaient à la pension et trouver de bons menuisiers, ce n’est pas facile ».

« Cela nous mettait dans une situation périlleuse », poursuit Bertrand Schrevens. « D’autant que, parallèlement, on avait décidé de se réorienter vers le BtoB. »

Travailler pour le compte d’entrepreneurs généraux pour lesquels on réalise les menuiseries intérieures de bâtiments publics (les maisons de retraite et les service-flats ainsi que les hôtels de villes, CPAS et lieux touristiques) et privés (crèches, complexes de bureau, espaces commerciaux) exige un haut degré de sécurité, de qualité et de flexibilité.

Pour réaliser le compartimentage de ces projets (coupe-feu et acoustique), le travail sur mesure (mobilier, comptoir d’accueil,…) ou encore la menuiserie et la finition intérieure (plafonds, cloisons légères, cloisons acoustiques, …), l’entreprise a choisi de se digitaliser (CNC, encolleuse de champs, panneauteuse automatique…) et de travailler avec des équipes de sous-traitants.

Un nouvel ERP chez Kulapro

« A la reprise de l’entreprise », ajoute Bertrand Schrevens, « pour faire l’administratif des chantiers et nos calculs de rentabilité, un administratif travaillait temps plein avec des fichiers Excel et Word. Nous sommes vite passés à un premier ERP puis, il y a deux ans, à un second, plus efficace. Il nous permet notamment de réaliser rapidement notre suivi des chantiers ».

La digitalisation pour soutenir le sur-mesure

Dans le secteur de la menuiserie intérieure, si vous choisissez la voie de la digitalisation, c’est que vous avez opté pour la production en grande série (la réalisation des portes d’appartements de grands complexes, par exemple) ou pour la voie du sur-mesure.

C’est cette dernière option qu’a choisi Kulapro. En adéquation avec les 5 valeurs de l’entreprise.

KulaproLe sur-mesure est la première de ces valeurs. « Notre cheval de bataille, c’est le hors-standard, les pièces plus techniques ». « Nos nouvelles machines sont flexibles : pour le même chantier, on peut réaliser à des prix convenables, les portes mais aussi les placards, les escaliers… C’est une spécificité de notre entreprise qui séduit les entrepreneurs généraux. On nous demande de plus en plus souvent de prendre en charge, seuls, les diverses combinaisons de menuiseries intérieures ».

Le savoir-faire, c’est la deuxième valeur de l’entreprise. « Comme on prend les chantiers les plus complexes, ce savoir-faire est une condition sine-qua-non pour les amener à leurs termes. A la plus grande satisfaction du client mais aussi à la nôtre. Il ne faut pas qu’on y perde : comme d’autres corps de métiers – les couvreurs, par exemple – les menuisiers arrivent en fin de chantier. Tous les retards accumulés sont pour nous et on doit tout faire pour terminer dans les délais. Cela exige énormément de professionnalisme de la part de nos conducteurs ainsi qu’un outillage performant et une très grande flexibilité».

La qualité doit elle aussi être au rendez-vous, notamment en termes de normes imposées par le maître d’ouvrage. « Saviez-vous par exemple qu’on nous demande de garantir un nombre minimal d’ouverture de portes : 10.000 ouvertures au moins mais cela peut aller jusqu’à 30.000 ! ».

La flexibilité, « garantie par nos équipes de sous-traitants et par la digitalisation », vient en support des trois premières valeurs. « Mais, chez nous, c’est aussi une valeur en soi et un état d’esprit. On doit être flexible pour nos clients, y compris et surtout lorsqu’ils nous demandent de raccourcir les délais. On n’y arrive qu’au prix d’une organisation sans faille ».

Kulapro: offrir une solution globale à nos clients

KulaproEnfin, la 5e valeur, « c’est qu’on peut offrir une solution globale « . Que ce soit en termes de production ou dans la manière dont on répond aux demandes des clients. « On est prêts à les soulager, ils peuvent nous confier l’ensemble du dossier menuiserie, quelles que soient leurs exigences, on le fera nous-même, avec nos propres solutions. Prenez l’exemple de cette crèche à Machelen : tout devait être réalisé dans la même essence de bois, des plinthes aux encadrements en passant par les embrasements ».

« Toutes ces valeurs nous ont conduits à digitaliser notre entreprise, dès la fin 2007. On a énormément investi. Mais je suis convaincu qu’il n’est plus possible de faire sans. Et toute la construction est en train de le comprendre. Prenez les nouvelles normes européennes qui s’annoncent. Il est possible que fin 2019 déjà, on impose le marquage CE pour les portes intérieures. Cela va créer un vrai choc dans le secteur car on ira bien au-delà des normes actuelles (BENOR) ».

« Vous n’aurez pas une multitude de choix. Soit vous le faites manuellement – et je ne suis pas prêt à engager une ressource supplémentaire pour s’occuper de ce chantier – soit on digitalise le process. C’est vers cela que je vais. On va donc s’organiser digitalement pour gérer cette complexité sans trop de frais ».

L’intérêt du programme Made Different

Kulapro« Tout évolue à très grande vitesse et cela devient trop complexe pour un seul homme, voire pour une seule équipe. Il faut de l’intelligence supplémentaire.

Donc, lorsque Mélanie Léonard, conseillère Technologie & Innovation auprès de la Confédération Construction Wallonie (CCW) m’a parlé du programme Made Different, cela m’a suffi. Je n’avais aucun doute sur l’intérêt de ce programme. C’était clair. J’avais bien des idées pour aller plus loin mais je n’étais pas sûr qu’elles soient bonnes. Et je n’étais pas sûr d’avoir une vue d’ensemble sur toutes les opportunités sur le marché ».

Peu après, Bertrand Schrevens était contacté par un conseiller d’InnovaTech, chargé de réaliser une demi-journée d’audit au sein d’entreprises en voie de digitalisation. « C’était intéressant, convient Bertrand Schrevens. On a parcouru les différents axes de l’audit et, franchement, cela m’a permis de mettre le doigt sur certaines choses auxquelles je n’avais pas réfléchi ».

Le score atteint par Kulapro n’était pas mirobolant. « Vous m’aviez prévenu, reconnait Bertrand Schrevens. Je ne suis pas parmi les meilleurs, sourit-il. En même temps, je suis dans un secteur qui, par nature, n’est pas très ouvert à ce type de démarches. Et puis, pour moi, c’est une bonne nouvelle. Cela veut dire qu’il me reste encore des efforts à faire pour y arriver. Mais je le savais. J’avais déjà identifié quelques priorités sur lesquelles il fallait que je travaille : le programme m’a confirmé que j’étais dans le bon ».

Des choses à améliorer dans cet audit ? « On tient compte des machines qui se trouvent dans l’entreprise, de la taille de l’entreprise mais pas du secteur. C’est dommage ».

Les grands esprits se rencontrent : le 25 janvier dernier, Made Different a modifié son audit en ce sens.

Prochaine étape : après le « road map », les experts de Sirris vont travailler 10 jours sur la smart production et les différentes pistes destinées à optimiser ce qui peut encore l’être. Cette fois, dans le détail.

Vous recommanderiez ce programme à d’autres entrepreneurs ? « Le temps des patrons de PME est compté. Et nous n’avons pas assez d’expérience dans le domaine de la digitalisation et de ses opportunités que pour prétendre à avoir une vue d’ensemble. Dans une matière qui évolue aussi vite, pour une PME, l’audit proposé c’est quelque chose qui a une valeur inestimable. Si je devais convaincre des entrepreneurs, ce serait le point fort de mon argumentaire ».

Participez à l’évènement « Factories of the future » – Demain c’est vous!

Organisé par Digital Wallonia, cet évènement se tiendra à Charleroi, Quai de la Gare du Sud, le 26 mars, dès 17h15.

Pour découvrir le programme.

Pour s’inscrire au parcours démonstration (de 10h à 17h).

 

 

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