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Les meilleures décisions des entrepreneurs innovants

Date de publication
20 mars 2019
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Meilleure décision

Nous avons réalisé 80 portraits d’entrepreneurs innovants, nous les avons interrogés sur leurs meilleures et pires décisions prises au cours de leur carrière professionnelle. Découvrez leurs choix et les étapes déterminantes de leur carrière.

Nous avons scruté nos portraits afin de trouver les décisions (pires ou meilleures) qui revenaient systématiquement dans les dires de nos interviewés.

Concrétiser son rêve, l’une des meilleures décisions des entrepreneurs innovants

Prendre son envol pour vivre de sa passion n’est pas toujours chose facile. Pourtant, dans la majorité de nos portraits, les entrepreneurs innovants ont l’envie de tout quitter pour réaliser pleinement leur envie. Notamment David Baudrez, l’un des créateurs de GesPodo, une PME qui fabrique des semelles sur-mesure via un processus intégrant les avantages des technologies numériques. Il confie qu’il n’y avait rien de mieux à faire que d’avoir quitté une grosse entreprise pour s’investir à fond dans un projet start-up. « Après 18 ans de bons et loyaux services, j’avais envie de quitter ma zone de confort et de vivre à 100 % l’expérience de l’entreprenariat, de la création de valeurs et de l’emploi » déclare-t-il.

Il n’est pas le seul à s’être lancé comme indépendant et surtout à ne pas le regretter.

François Blondel

Propriétaire de KitoZyme, société active dans le secteur de la biochimie et de la santé, François Blondel, ancien employé d’une multinationale, n’a jamais été aussi épanoui « Avoir fait le grand saut dans le monde de l’entreprenariat était décidément la seule et bonne décision à prendre . Il est, aujourd’hui, le leader mondial dans la production de chitosane végétal, une fibre extraite de la carapace des crustacés

Alors qu’il était confortable de travailler chez Ogeda, une entreprise de biotech, Michel Detheux, patron de Itheos, biotech spécialisée en immuno-oncologie, décide de se lancer dans la création d’une société. « Beaucoup pensaient que c’était une folie, que j’allais le regretter. Pour moi, ce qui compte, c’est de créer de la valeur dans sa région. Ce qui est important, c’est qu’il y ait plus de Marc Coucke, d’Ablynx, plus d’Ogeda et de Mithra en Wallonie, en Belgique, en Europe».

Oser, ne pas avoir peur de prendre des risques

La peur de l’échec peut provoquer un blocage, mais ne dit-on pas qu’il faut sortir de sa zone de confort pour que la magie opère ?

Nathalie Landauer

Selon Nathalie Landauer de Resite Production, une entreprise qui développe ses activités dans trois secteurs distincts, le moulage industriel, artistique et publicitaire, il faut oser prendre toutes les opportunités qui se présentent. Il ne faut pas avoir peur. « Je suis dotée d’un enthousiasme permanent qui ne s’effrite pas avec l’âge. J’ai fait des kilomètres, j’irais partout pour un projet boulot ».

Anne Lelong, inventrice d’un soutien-gorge doté d’une armature innovante et non-métallique, constate que personne n’avait rien imaginé pour améliorer le soutien, le galbe et le confort des soutien-gorges, elle se lance donc dans une aventure folle. Elle réalise une étude de marché et fait tester son prototype par une trentaine de femmes, les retours sont extrêmement positifs et son aventure a démarré.

Gérard Baudson

« Avoir osé, c’est ce que j’ai fait de mieux dans ma carrière » nous annonce Gérard Baudson. Il a créé Plastiservice, une filière franco-belge spécialisée dans la fourniture, la transformation et l’usinage de matières synthétiques pour l’industrie. Il met en place un réseau d’agences délocalisées afin d’offrir une proximité, une réactivité, un support pour chaque industriel.

Ne pas s’être lancé plus tôt, le regret des entrepreneurs innovants

« Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? » Si vous vous posez cette question, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas le ou la seul(e). Les entrepreneurs innovants se la posent aussi. Laurent Baijot de Formyfit, une application coaching en running, pense qu’avec le recul, il aurait dû entreprendre dix ans plus tôt. « La perte de la sécurité financière n’a pas été facile à vivre, mais la liberté de l’entrepreneur permet de faire évoluer les mentalités et ainsi améliorer nos vies ».

Se lancer plus tôt n’est pas toujours évident quand on manque d’argent. Tony Michiels, de Argos solutions, une PME qui fabrique et distribue des systèmes de vernissage UV destinés à améliorer la finition des imprimés, le confirme. « Je n’ai pas su démarrer plus vite, faute d’argent. »

Anne Prignon

Frédéric Vassor, directeur d’Ampacimon qui développe un système innovant permettant d’équiper les réseaux électriques du monde entier de la technologie « Dynamic Line Rating », fait part de son seul regret professionnel : « J’aurais dû rejoindre l’entreprise cinq ans auparavant».
Enfin, Anne Prignon, directrice de Sambrinvest, le partenaire financier des PME de la région de Charleroi Sud-Hainaut, regrette de ne pas s’être lancée plus rapidement dans le digital. «Si nous avions démarré deux ans plus tôt, la région serait aujourd’hui mieux connue et reconnue sur la carte digitale, dans le paysage wallon et au-delà ».

Ne pas regretter, le temps n’est pas aux remords

Dans chaque portrait, nous avons demandé quel avait été la pire décision de leur carrière. 50 entrepreneurs innovants sur 80 préfèrent avancer plutôt que de regarder vers le passé.

Coralie Boulez, chef d’entreprise, qui pilote des sociétés actives dans le monde de la chimie, tire des leçons de ses mauvaises expériences. Elle ne regarde pas forcément en arrière, elle avance. « Tout ce que l’on a vécu à un sens » ajoute-t-elle.

Marie-Helene Van Eyck

Pour Vincent Keunen, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière pour atteindre ses objectifs. Malade, il développe Andaman7, un outil sécurisé permettant de vraies interactions entre les professionnels de la santé et le patient. « Je ne suis pas quelqu’un qui regrette les décisions, on les prend dans un contexte donné » explique-t-il.

« Bonnes ou mauvaises expériences, elles permettent de grandir et  d’évoluer». Il est important d’entrecouper ces périodes nécessitant de gros efforts par des phases où l’on souffle » lance Marie-Hélène Van Eyck qui a repris la société MD Médical, spécialisée dans les instruments de chirurgie.

Agnès Flémal, directrice générale de WSL, qui accompagne les techno-entrepreneurs tout au long de leur projet, ne regarde pas tellement dans le rétroviseur. « Il y a sûrement plein de choses que je referais différemment, mais je n’ai pas de regrets. »

Pas la seule à le penser, Grégory Reichling  n’aura pas, non plus, besoin d’une machine à remonter le temps. Créer Citius Engineering, une entreprise d’ingénierie spécialisée en mécanique, en électricité, en automation et en mécatronique, avec son collègue Fabien, lui a permis d’avancer « Je vis dans le demain, je n’ai pas de remords. »
Les meilleures décisions de nos entrepreneurs innovants sont bien plus nombreuses. Nombreux sont les obstacles qui ont jalonné leur parcours, mais sans ceux-ci, la réussite n’aurait pas le même goût.  Si vous hésitez encore, lancez-vous et qui sait, peut-être que vous serez dans l’un de nos prochains portraits ?

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