inspirations innovatech

Inspirations,
news et dossiers

Pièces de rechange: les nouveaux enjeux de l’impression 3D

Date de publication
23 septembre 2019
facebook twitter LinkedIn Google Mail Propriété intellectuelle/Évènements Print
Pièces de rechange

Peut-on imprimer comme pièces de rechange des composants brevetés ? Pour qui et dans quelles conditions ? Et qui est responsable en cas de problème?

Un atelier consacré à l’additive manufacturing (AM) et à la propriété intellectuelle le 3 octobre.

Capture chironDe l’étrier de frein en titane de la Bugatti Chiron à des pièces de l’A350 d’Airbus, l’impression 3D ne rime plus seulement avec prototypage et présérie pour les constructeurs. De plus en plus de secteurs industriels, dont notamment l’automobile et l’aéronautique, y ont recours pour la fabrication de certaines de leurs pièces.

 

Dans le cas de Bugatti, cette filiale du groupe Volkswagen a travaillé avec l’entreprise Laser Zentrum Nord pour la production de ce composant en titane. L’objectif du recours à la fabrication additive était clair : réduire le poids de l’étrier de frein de la Chiron tout en conservant sa résistance. Capable de résister à 125 kg de pression par millimètre, le nouvel étrier ne pèse que 2,9 kg alors que le même composant en aluminium pèse 4,9 kg. Cet étrier a été obtenu par le dépôt de 2.213 couches de poudre de titane fondue par 4 lasers.

Si l’impression 3D est effectivement sortie de la R&D pour entrer dans l’industrialisation, elle n’occupe encore qu’une part minime du marché global de l’industrie manufacturière. On l’estime actuellement à 0,1% et peut-être à 1% dans les 5 prochaines années. Compte tenu du coût de remplacement des moyens de production, on ne peut imaginer un passage à la fabrication additive pour un acteur industriel s’il n’exploite pas tous les bénéfices liés à cette technologie. Parmi ces bénéfices, il y a, en particulier, la possibilité de redéfinir le design de ses pièces, son processus de fabrication et la chaine logistique liée à celui-ci.

Pièces de rechangeL’exemple d’Ira Green Incorporation (IGI) illustre quelques-uns des bénéfices liés au passage à l’impression 3D. Cette société américaine est un des plus grands fabricants d’insignes et de décorations militaires. Chaque jour, cette société a besoin de créer de nouvelles pièces de fixation pour usinage, chacune nécessitant jusqu’à 8 heures de programmation, un temps de production de 2 jours et un coût de 300 dollars.

Le recours à la technologie d’impression 3D métallique de la société Rize a fait gagner un temps considérable à l’ensemble de la chaine de production. En 2018, IGI a imprimé 300 pièces de fixation à un coût d’environ 2 dollars chacune et en moins d’une heure.

Elle utilise également la possibilité de marquage pour ajouter des instructions et des numéros de ligne afin de mieux identifier les pièces et prévenir les erreurs. Selon le directeur de la production, le passage à la fabrication additive a permis d’économiser 80% du temps de préparation et d’adaptation dans le processus d’usinage et de réduire quasiment à néant les erreurs.

Étendre l’impression 3D aux pièces de rechange

A l’avenir, l’entreprise envisage d’étendre l’impression 3D aux pièces détachées et de rechange de ses propres machines. L’application de cette technologie à de telles pièces n’est pas sans poser de nouvelles questions, notamment quant au respect de la propriété intellectuelle et au risque de contrefaçon. En particulier, si la machine d’origine est couverte par un brevet, nombreuses sont les interrogations parmi les entreprises et les particuliers qui dessinent, calculent, fabriquent ou font fabriquer des pièces détachées ou de rechange par impression 3D.

Face à ces questions, Sirris organise ce 3 octobre dans le cadre de Technifutur un atelier consacré à l’additive manufacturing (AM) et à la propriété intellectuelle.

Pièces de rechangeAprès un état des lieux de la fabrication additive, notamment ses acteurs et ses dernières applications, Fabienne Monfort-Windels (Sirris) nous proposera un panorama des brevets dans ce secteur. Où l’innovation est-elle la plus active ? Quelles sont les entreprises dynamiques ? Quelles sont les applications qui bougent ?

 

Pièces de rechangeCette présentation sera suivie par un exposé de notre juriste, Aubin de Perthuis, sur les défis posés par l’impression 3D et les pièces de rechange. Peut-on imprimer comme pièces de rechange des composants brevetés ? Pour qui et dans quelles conditions ? Et qui est responsable de quoi en cas de problème ?

 

Enfin, cet atelier se terminera par une présentation des conditions pour breveter une invention en impression 3D par Nico Deconinck, Patent Information Expert, Office belge de la Propriété intellectuelle (OPRI). Si un composant est déjà breveté, en quoi le fait de l’imprimer peut-il être nouveau ou inventif?

Pour vous inscrire, c’est ici.


Vous souhaitez rester au courant de nos articles? Abonnez-vous à notre newsletter.

Besoin d’un soutien dans le développement de vos innovations? Contactez nos conseillers.

l'équipe de rédaction InnovaTech

Par

L'équipe de rédaction d'InnovaTech est composée d'experts en innovation technologique et en communication.

Website Facebook Twitter LinkedIn

Services associés

coach

Bénéficiez d’un coach

communication presse

Communication presse