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Les nouveaux métiers de l’industrie du futur

Date de publication
4 mai 2018
facebook twitter LinkedIn Google Mail Industrie/Informatique/Stratégie/Technologie Print
Laurent Ledoux

Pour Laurent Ledoux, le nouveau management sera moins dans le contrôle que dans le soutien. Les nouvelles compétences devront avant tout inspirer et motiver

Le futur du travail

La révolution digitale en route dans tous les secteurs de l’économie aura de profonds impacts sur les compétences nécessaires pour diriger des entreprises dont l’ADN se transforme rapidement.

Les référentiels traditionnels en termes de compétences et d’expériences requises sont déjà mis à mal aujourd’hui, et cette tendance s’accélère. De quelle étoffe devront être les leaders de ce nouveau monde? Et quel rôle sera dévolu aux professionnels des ressources humaines pour piloter cette transformation ?

Une nouvelle organisation du travail nécessite aussi une nouvelle manière de diriger l’entreprise. Face à un monde où l’incertitude et l’imprévisibilité sont devenues la norme et dans lequel les collaborateurs sont en quête de sens, de nouvelles formes de leadership et de communication sont appelées à être mises en place afin de développer un climat d’entreprise qui embrasse la nouveauté au lieu de la considérer comme une menace.

La révolution des compétences

Laurent Ledoux65% des métiers que la génération des moins de 20 ans (génération Z) occupera demain n’existent pas encore à l’heure actuelle. On s’attend à ce que les évolutions technologiques (digitalisation, intelligence artificielle, innovations technologiques) continuent de mettre les compétences sous pression.

Selon le Forum économique mondial, plus d’un tiers des compétences clés de la majorité des emplois à pourvoir d’ici 2020 ne sont pas encore considérées comme cruciales aujourd’hui. Pour faire face à cette obsolescence des compétences, les organisations et les individus doivent agir. Les premières pour garantir leur compétitivité, les seconds pour préserver leur employabilité.

L’innovation technologique au service de la collaboration

Ces thématiques – et d’autres – seront abordées le 16 mai prochain lors d’une demi-journée de réflexion prospective qui se tiendra à Profondval. Pour vous inscrire, c’est ici.

Laurent LedouxParmi un panel d’orateurs prestigieux, on retrouve Laurent Ledoux, ex-président du SPF Mobilité, directeur chez Prosphères, un cabinet de « retournement » et de transformation de l’entreprise.

« Mon dada, c’est la libération de l’entreprise pour la rendre plus participative, pour donner à l’ensemble du personnel un droit à la prise de décision, explique-t-il. Et, pour y arriver, les innovations technologiques, notamment en termes de collaboration, sont des outils clés. Les nouvelles technologies ont et auront des conséquences en termes de gouvernance. Elles peuvent tout à la fois l’améliorer mais aussi la détruire ».

Laurent LedouxDans son job, Laurent Ledoux en utilise beaucoup. « Par exemple : WRIKE , un logiciel de collaboration et de gestion de projet basé sur le cloud, s’adaptant aux équipes d’entreprises de toutes tailles. Système de gestion collaborative des tâches, des projets, il permet d’accroitre la gestion participative, collaborative, la prise de décision rapide. Et dope l’intérêt du télétravail et de la possibilité de travailler d’où l’on veut ».

Ces technologies ont évidemment un impact sur les métiers. « Prenez YUKI, une plateforme comptable en ligne qui me permet, à moi, chef d’entreprise, de disposer de mon compte de résultat à tout moment, en temps réel. Vous avez une note de frais ? Vous la scannez et dans la seconde elle s’intègre dans votre système comptable.

Et pourtant, il faudra toujours des comptables, poursuit Laurent Ledoux. Mais leurs rôles vont changer complètement. Ils feront toujours les comptes de résultat mais tout le travail en amont aura déjà été fait au fil de l’eau ».

Laurent LedouxLaurent Ledoux n’est pas non plus un « techno-béat ». « Les nouvelles technologies présentent aussi un tas de risques. Notamment celui d’une surveillance généralisée des collaborateurs de l’entreprise. Prenez l’exemple des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) qui disent être des entreprises très ouvertes. Mais qui disposent de machines de surveillances extrêmement puissantes ».

Vous voulez un exemple du pire ? « Lisez The Circle, un roman dystopique – une utopie qui vire au cauchemar – de Dave Eggers qui vient de faire l’objet d’une adaptation au cinéma avec Emma Watson et Tom Hanks. Un livre traduit en français qui montre bien les dérives que ce type de technologies peuvent entrainer ».

Quelles conséquences dans l’industrie ?

Grégory Reichling« Avec la robotisation dans l’industrie 4.0, les choses sont un peu différentes. L’innovation technologique appliquée à l’industrie n’est pas nouvelle. Il y a eu des phases disruptives de tous temps. Ces innovations ont assez nettement amélioré la qualité de vie des collaborateurs de l’entreprise. Elles ont aussi conduit à la surproduction et à la surconsommation. Seront-elles destructrices d’emplois ? Tout dépendra du timing, de la vitesse et de la manière dont ces innovations seront implémentées dans l’organisation du travail.

Il y a 200 ans, 80% des habitants de nos pays travaillaient dans le secteur agricole. La mécanisation a changé la donne. A-t-on vu pour autant arriver 75% de chômeurs en plus ?

De nouveaux emplois ont été créés. La robotisation et la digitalisation de l’industrie vont bien sûr modifier considérablement la nature de l’emploi des collaborateurs, avec une réorientation vers des services que seuls les êtres humains pourront assurer. Ce qui est en train de se passer dans l’industrie, et qui va s’amplifier, va nous libérer d’un certain nombre de tâches répétitives et pourrait nous permettre de nous focaliser sur de nouveaux services typiquement centrés au service de l’humain.

Mais cela, c’est la théorie. Cette réallocation de la force de travail autour de nouveaux services centrés sur l’humain ne sera possible que s’il existe un pacte sociétal entre les entreprises, le gouvernement et toutes les forces vives de notre société. Au lieu d’engager des sommes délirantes autour du sauvetage de secteurs condamnés, comme on l’a fait pour les charbonnages, usons de cet argent et de cette énergie pour faire émerger ces nouveaux emplois en offrant aux entreprises plus de temps et plus de soutien au processus de changement ».

Quels seront les nouveaux emplois ?

organisations« Difficile de prévoir ce que seront ces nouveaux emplois. Par contre, ce qui est sûr, c’est que cette nouvelle organisation du travail va demander à ce que le rôle des managers change radicalement ». Lisez d’ailleurs ce qu’en dit Jacques Crahay, le patron de Cosucra, dans une interview récente qu’il nous a accordée.

« Ce nouveau management sera moins dans le contrôle que dans le soutien. Le contrôle sera toujours là mais, dans une certaine mesure, il pourra être délégué à des outils intelligents. Ce qui permettra un plus grand partage de l’information et une certaine transparence vis-à-vis du personnel qui y aura accès de manière plus large. Cela permettra aussi à certains collaborateurs de pouvoir prendre des décisions sans en référer nécessairement à des chefs « intermédiaires ». Lesquels devront acquérir de nouvelles compétences : psychologiques, relationnelles. Des compétences qui, avant tout, devront inspirer et motiver ».

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« A l’issue de cet audit, explique ce conseiller, l’entrepreneur aura une idée plus claire des enjeux de l’industrie 4.0 et de la façon dont elle pourrait être implémentée chez lui ».

L’idée, évidemment, c’est de:

  • vous intriguer;
  • vous inspirer;
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