inspirations innovatech

Inspirations,
news et dossiers

Nouveaux matériaux, industries créatives : l’UMONS booste sa région

Date de publication
3 juillet 2019
facebook twitter LinkedIn Google Mail Energie/Informatique/Matériaux Print
UMONS innovations centers

L’Université et ses «UMONS innovations centers » (Materia Nova, Multitel, C3E2D, CMMI, living lab, Fab lab) crée un écosystème créateur d’emplois.

Cela prouve que, sur notre territoire du « Cœur du Hainaut », il y a un réel écosystème « matériaux » qui se construit (Caroline Decamps, Directrice Générale d’IDEA)

 

« Saviez-vous que la région de Mons est, en Belgique, le leader de la recherche dans le secteur des matériaux avec pas moins de 300 personnes actives dans ce domaine ? C’est énorme. Il y a là une vraie force de frappe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les entreprises internationales la fréquentent et s’installent à proximité».

UMONS innovations centersPhilippe Dubois sait de quoi il parle. Le recteur de l’UMONS est professeur ordinaire à l’Université de Mons qu’il rejoint en 1997. Il y dirige le Service des Matériaux Polymères et Composites intégré au Centre d’Innovation et de Recherche en Matériaux Polymères CIRMAP.

Ses recherches couvrent la catalyse, la chimie macromoléculaire et l’ingénierie des matériaux polymères et (nano) composites, y compris les matériaux biosourcés.

Il est aussi le directeur scientifique du centre de recherche agréé Materia Nova (MaNo). Un chercheur prolifique en cette matière : il a publié plus de 740 articles scientifiques et est inventeur de 70 brevets. Des brevets dont près d’un quart ont conduit à l’industrialisation de produits/procédés et la création d’une spin-off NANO4 S.A. dont il assure actuellement la présidence du conseil d’administration.

Cette proximité entre l’UMONS et MaNo, un centre actif dans le développement de nouveaux matériaux et de revêtements innovants, est à la base de la création de ce pôle national de recherche autour des matériaux. Un pôle montois bien connu dans le monde – de très nombreuses entreprises étrangères ont choisi de s’y installer pour l’excellence de ses travaux – mais finalement très peu reconnu par son propre territoire.

« Comme beaucoup d’entreprises wallonnes, nous sommes bien mieux connus à l’international que chez nous » confirme Philippe Dubois, par ailleurs professeur invité dans différentes universités internationales, parmi lesquelles la Zhejiang University en Chine et la Michigan State University aux USA.

La valeur de l’UMONS reconnue dans le monde académique

UMONS innovations centersCe problème de reconnaissance ne vient pas tant du monde académique. D’ailleurs, si vous en doutiez encore, les derniers résultats (2019) du classement des universités U-Multirank (classement mondial multicritère qui concerne 1.711 institutions de 96 pays) devraient achever de vous convaincre : l’Université de Mons y obtient à nouveau des résultats particulièrement positifs au niveau des critères « Recherche » (taux de citation, publications les plus citées…), « Dimension internationale » (diplômes de doctorats internationaux, publications internationales) et « Engagement régional » (diplômés de Master travaillant dans la région, publications conjointes régionales).

Pour les deux premiers critères (Recherche et Dimension internationale) l’UMONS se classe même dans le top 100 mondial (Top Performing Universities). L’université montoise est même la seule université belge francophone représentée. Les seules autres universités belges sont l’Université de Gand et la VUB.

L’UMONS reconnue par les villes et les intercommunales

UMONS innovations centersCe problème de reconnaissance ne vient pas non plus des forces vives de la région. La Province, les villes de Mons et de Charleroi, avec lesquelles le recteur Philippe Dubois est en relation constante ou l’intercommunale IDEA, participent aussi à la reconnaissance des qualités intrinsèques de ce pôle hennuyer, pourvoyeur d’emplois et de valeurs ajoutées pour la région. Valeur ajoutée qui est aussi le fait de ses diplômés. « On oublie parfois combien de personnes sortent diplômées chaque année de notre université et restent dans la région pour y développer des activités » poursuit Philippe Dubois.

Non. Ce manque de reconnaissance s’explique d’abord par l’habituelle discrétion – voire l’humilité – des institutions scientifiques qui ne disent pas assez ce qu’elles font au bénéfice de leur territoire. «C’est ma première année de rectorat, rappelle Philippe Dubois, et j’ai pu constater à quel point peu nombreux étaient celles et ceux qui connaissaient les retombées sociales et économiques de la présence de l’UMONS au cœur de notre région. C’est la raison pour laquelle, on a décidé de concrétiser – médiatiquement au moins – les liens entre les centres de recherche et l’UMONS ».

Car l’UMONS, ce n’est pas qu’un lien fort avec MaNo. Elle fonctionne et collabore avec ses 10 instituts de recherche et ses centres de recherche agréés dans trois domaines : les matériaux nouveaux (avec Materia Nova), les technologies de l’information et les arts numériques (avec Multitel) et l’énergie (avec le projet Feder « C3E2D », le Centre d’excellence en efficacité énergétique et développement durable qui sera installé à Charleroi et pour lequel l’UMONS a le lead recherche/technologie).

Des UMONS Innovations Centers

UMONS innovations centersPour concrétiser symboliquement ce lien fort, l’université montoise a, fin juin 2019, apposé la première pancarte comportant la mention « UMONS Innovations Centers» sur la façade de MaNo.

« Ce concept, poursuit Philippe Dubois, permet de mieux rendre visible les liens historiques que nous avons avec plusieurs centres de recherche, issus de l’université et avec qui nous avons gardé d’étroites relations de collaboration. Cela permet aussi de rendre visible la dynamique dans laquelle l’Université de Mons s’est engagée et qui vise à créer de nouveaux centres d’innovation avec des niveaux de maturité technologique (TRL) plus élevés. On peut voir cela comme un label de reconnaissance »

UMONS innovations centersUne mise en avant mais pour quels effets ? « Les effets attendus à court terme sont bien évidemment l’accroissement de la visibilité de cette chaîne de valeur pour tous nos partenaires recherche et innovation, qu’ils soient universités, centres de recherche ou organisations socio-économiques et de leur assurer un continuum de la recherche via une de nos structures sans interruption et avec facilité, poursuivent les deux interlocuteurs. A moyen ou long terme, nous pouvons espérer que ce modèle inspire d’autres structures en Belgique afin de créer des filières recherche complètes pouvant répondre aux besoins des entreprises belges et de ceux qui décideraient de venir s’implanter ou se créer en Belgique ».

« On a commencé avec Materia Nova, que je connais particulièrement bien » ajoute le recteur. Ce n’est pas vraiment le fruit du hasard. Ce centre de recherche est en pleine expansion : il va tripler sa surface d’exploitation et vient d’acquérir deux filiales en Allemagne.

Les deux autres centres de recherche (Multitel et le projet Feder « C3E2D » actif dans le domaine de l’efficacité énergétique, qui sera installé à Charleroi où UMONS est déjà présent via le CMMI) seront eux aussi et prochainement labellisé « UMONS Innovations Centers ».

Un living lab wallon des industries créatives

UMONS innovations centersCe label sera aussi apposé, d’ici peu, sur le nouveau living lab wallon des industries créatives, provisoirement baptisé « CLIC ». Il s’agit d’un ambitieux projet (FEDER DigiSTORM) porté depuis mai 2015 par l’UMONS (via l’Institut NUMEDIART et l’Institut HUMANORG), chef de file d’un portefeuille de projets FEDER et co-financé par l’Union Européenne et la Région wallonne. Objectifs du living lab ? Favoriser la création de nouvelles entreprises ICC (Industries Créatives et Culturelles) et le développement des entités économiques préexistantes.

Le « lab » montois sera installé sur le Parc Initialis. « Nous avons acheté un bâtiment existant, les anciens locaux d’XPERTHIS, juste derrière les bâtiments d’IKEA. Il sera idéalement situé entre Multitel et MaNo ». A cet endroit, un FabLab verra également le jour.

Pourquoi des UMONS Innovation Centers ?

L’UMONS, ainsi entourée de ces Innovations Centers, est désormais une structure unique en Belgique. Une structure qui lui permet de conduire tout à la fois de la recherche fondamentale, mais aussi stratégique et appliquée avec des partenaires reconnus pour leur excellence.

Ce qui lui permet de travailler avec tout organisme socio-économique, quel que soit le niveau de maturité des résultats de la recherche.

Un réel écosystème matériaux

Pour l’IDEA, c’est clair : « rassembler sous un même label différentes spin-offs issues de l’UMONS est un symbole fort. Cela prouve que, sur notre territoire du « Cœur du Hainaut », il y a un réel écosystème « matériaux » qui se construit et dans lequel l’Intercommunale souhaite se positionner comme coordinateur à travers son projet de territoire. Comme l’a démontré une récente étude menée conjointement par l’UMONS et l’ULouvain FUCaM, le secteur des matériaux est un secteur identifié comme porteur pour le redéploiement socio-économique du Cœur du Hainaut », déclare Caroline Decamps, Directrice Générale d’IDEA.

Pour ne rater aucune opportunité, inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire : vous y trouverez l’agenda des évènements technologiques, des opportunités de financements, des portraits d’entrepreneurs, des news ou encore des innovations wallonnes.

l'équipe de rédaction InnovaTech

Par

L'équipe de rédaction d'InnovaTech est composée d'experts en innovation technologique et en communication.

Website Facebook Twitter LinkedIn

Services associés

coach

Bénéficiez d’un coach

communication presse

Communication presse