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PME wallonnes et Covid: les collaborations se poursuivent

Date de publication
8 mai 2020
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PME Wallonnes et Covid: les collaborations se poursuivent

Les partenariats en temps de crise se multiplient: l’urgence a permis de lever certains des freins habituels à ce type de collaboration.

Un nouveau consortium pour la production de visières, Deltrian produit des filtres pour les masques, Osimis permet le partage d’imageries, des PME qui s’adaptent

Production industrielle de visières de protection: un nouveau consortium est né

PME Wallonnes et Covid: les collaborations se poursuiventLa visière de protection est composée d’un serre-tête en polycarbonate et d’une visière en PET hyper transparente.

L’objectif du projet consiste à produire localement des visières de protection à coûts réduits. Pour y arriver, la fabrication du serre-tête par injection plastique a été privilégiée avec une fabrication de la visière par découpe automatique.

Réduction maximale des coûts de production

Tous les acteurs ont travaillé en réduisant au maximum les coûts avec une prise en charge des frais de moule, la mise à disposition gratuite de matière première, l’absence de frais de développement et une réduction maximale des coûts de production.

Ce projet a une réelle vocation humanitaire pour aider à combattre la crise contre le COVID-19. Les 5000 premières unités seront d’ailleurs distribuées gratuitement.

Le projet a été mené à bien très rapidement. Les premiers contacts entre le différents partenaires ont été initiés en début du mois d’avril et les visières de protection seront disponibles à partir du 12 mai 2020.

Amélioration du design

« Nous avons amélioré le design open source initialement imprimé en 3D en :

  • Augmentant la zone de contact frontal pour un meilleur confort.
  • Augmentant la zone de contact derrière les oreilles pour un meilleur confort.
  • Écartant légèrement la visière de façon à ne pas gêner les personnes qui porteraient des lunettes mais aussi dans le but qu’un minimum de buée vienne se déposer sur la visière.
  • Fermant la zone haute de façon à éviter les projections par le dessus de la visière.
  • En adaptant aussi la découpe de la visière qui a été arrondie à la base de façon à ce qu’il n’y ait pas de coins vifs gênants.

 

Aujourd’hui, la vente en gros est réalisée par HTP Europe qui centralise les demandes mais il reste à organiser la distribution locale avec l’aide de Manetco, Grando et Respira Project.

Le consortium est donc à la recherche de nouveaux partenaires pour assurer la revente à la pièce. L’objectif étant de favoriser les commerces locaux et de respecter la philosophie du projet, vu l’effort des partenaires de limiter leurs prix aux coûts de production.

En terme de prix, les visières sont vendues à partir de 1,95 € HTVA pour des grandes quantités et pour des besoins humanitaires. Pour la vente à la pièce, le consortium demande de les vendre maximum à 5,00 € TTC / kit de visière.

Contacts: HTP Europe : info@htp-europe.com – Grando : info@grandogroup.com
Manetco : tanguy.vr@manetco.be – Respira Project – maker@respiraproject.be 

Fleurus : Deltrian produit les filtres qui seront distribués aux belges

Deltrian ne produit pas seulement des masques: l’entreprise carolo développe aussi les filtres qui seront glissés dans ces masques.  Ils viennent d’ailleurs d’arriver dans le nouveau centre logistique de l’entreprise Deltrian à Châtelet. Il s’agit de la matière première pour faire les fameux filtres qui seront mis à la disposition de tous les belges par le gouvernement fédéral en vue du déconfinement.

Ces filtres vont pouvoir être glissés dans des masques en tissus ou bien ils peuvent servir de matière première afin de faire un masque soi-même. Sur l’emballage, on retrouve en effet un site internet où l’on peut retrouver un tutoriel en ligne. Les filtres doivent être lavés à 60°C durant 30 minutes après utilisation. Ils récupèrent ainsi toutes leurs propriétés filtrantes.

Retrouvez ici le reportage de Télésambre.

Welkenraedt: du textile promotionnel à la confection de masques

La spécialité de Starsmade, au départ, c’est le textile promotionnel. Mais depuis le début de la crise sanitaire, l’entreprise du Welkenraedtois Vincent Bastin a dû stopper ses activités. La reconversion était alors toute trouvée. Les masques ont, aujourd’hui, remplacé les pulls. « On a une petite structure mais nos ouvriers étaient au chômage depuis le début de la crise. Il fallait y remédier. On a alors discuté avec un virologue pour avoir son avis pour la conception d’un masque. C’est l’initiative qui nous semblait la plus concrète« , explique à Vedia Vincent Bastin, le fondateur de la marque.

Une initiative qui a vraisemblablement plu aux communes de l’arrondissement puisqu’elles ont choisi Starsmade pour passer commande. Près d’un million de masques ont ainsi été créés.

Après avoir satisfait la Belgique, la société Starsmade s’attaquera au marché français dont la demande est aussi bien présente. La crise sanitaire passée,  l’entreprise pourra se reconcentrer sur le côté promotionnel de ses produits dont le masque fait aujourd’hui partie. Reconversion réussi donc.

Trois-Ponts : la distillerie du Roi de la Fraise se met au gel hydroalcoolique

Depuis le début de la crise sanitaire, la production de cocktails et d’alcool à base de fruits frais de la distillerie du Roi de la Fraise est pratiquement à l’arrêt. Son activité n’est toutefois pas nulle puisque David Roumez, son gérant, a décidé très tôt (dès la mi-mars) de se lancer dans la production et la commercialisation de gel hydroalcoolique.

Si le stock produit était initialement destiné au personnel médical, il est aujourd’hui également disponible pour les particuliers.

Le serrurier Verviétois Lionel Legros développe un ouvre-porte main libre

Important vecteur de transmission du coronavirus, la poignée de porte tourmente de nombreux citoyens actuellement, notamment les personnes sur leur lieu de travail. Le virus s’y dépose et peut y survivre un bon bout de temps s’il n’y a pas de désinfection.

Sur base de ce constat, le Verviétois Lionel Legros, à la tête de la société « Lio Serrurerie », a mis au point un dispositif permettant d’ouvrir une porte sans la toucher de la main.

Gosselies : Vedi se reconvertit dans la production de protections en plexiglas

Basée à Gosselies, la société Vedi est spécialisée depuis 25 ans dans l’impression publicitaire grand format. Face aux conséquences économiques de la crise sanitaire pour son activité, elle s’est reconvertie dans la production de diverses protections en plexiglas. Parmi les produits proposés, on trouve notamment des panneaux destinés à séparer les personnes assises à une même table. Une solution particulièrement adaptée pour le secteur horeca, qui attend toujours de pouvoir redémarrer.

Osimis, la start-up liégeoise qui simplifie l’échange et la consultation des examens d’imagerie médicale

PME Wallonnes et Covid: les collaborations se poursuiventOsimis, une ex-start-up liégeoise active dans le domaine de l’imagerie médicale, est née au CHU de Liège il y a un peu plus de trois ans. Elle est accompagnée par le WSL. Osimis commercialise Lify, une solution qui simplifie l’échange et la consultation des examens d’imagerie médicale — radiographies, IRM ou scanners par exemple.

Et c’est évidemment essentiel dans la lutte des praticiens contre le COVID-19. “Dans le cadre du Covid-19, explique Frédéric Lambrechts, le CEO, à la Libre Belgique, on offre un gain de temps et d’efficacité très précieux, tant pour le diagnostic que pour le traitement des patients infectés ».

« Toutes les modalités d’imagerie vont produire de grandes quantités d’images qui sont stockées dans un serveur central aux hôpitaux, et qu’il s’agit après de mettre à disposition des praticiens, des patients et d’échanger entre hôpitaux« , explique Sébastien Jodogne, chief scientific officer d’Osimis à la RTBF.

C’est lui qui, au départ, a développé le logiciel libre et open source Orthanc sur lequel repose la plateforme Lify.

« Dans le cas d’une IRM, ce qu’on va certainement voir, c’est par exemple un partage d’images pour demander une seconde expertise, poursuit Sébastien Jodogne. Nous allons donc par exemple mettre à disposition l’image sur un serveur Internet, qui va permettre à quelqu’un situé à distance de prendre connaissance de l’image et de poser un diagnostic personnalisé au bénéfice du patient.

C’est un exemple, mais évidemment nous en avons d’autres. Par exemple, dans le cadre de l’oncologie, ce qu’on voit régulièrement, c’est qu’un patient se fait diagnostiquer dans un hôpital A, mais il va falloir envoyer les images à l’hôpital B pour faire une prise en charge de radiothérapie par exemple. »

Meilleur suivi du dossier

Avec cette solution, plus besoin donc de graver le CD avec les images médicales et de l’envoyer par courrier ou de le confier au patient qui pourrait l’égarer au lieu de le remettre à son médecin. Tout est désormais en ligne.

L’autre avantage est évidemment que l’accès en ligne à toute cette imagerie médicale doit aussi permettre d’éviter de refaire des examens qui ont déjà été faits. Il y a là une belle promesse d’économies pour notre système de santé.

Cette solution ne tourne pas dans tous les hôpitaux belges. À ce jour, Osimis compte une soixantaine de clients dans 14 pays tout de même, dont 22 hôpitaux. Outre les hôpitaux, la start-up compte déjà parmi ses clients Google, General Electric et le leader mondial de la protonthérapie, le belge IBA, qui ont commandé des modifications du code d’Orthanc afin de les intégrer dans leurs processus industriels. NVIDIA, spécialiste de la conception de processeurs graphiques cloud, vient d’ailleurs d’annoncer une utilisation intensive d’Orthanc pour sa plateforme d’intelligence artificielle.

La spin-off n’existe que depuis trois ans. Ses ventes ont doublé l’année passée. Elles sont encore modestes, 500.000 euros, mais la société a de l’ambition. Elle vient de lever 2.300.000 euros pour assurer son développement.

C’est la priorité de son patron, Frédéric Lambrechts. « Cette levée de fonds vise à développer l’entreprise d’un point de vue commercial, mais aussi de continuer à étendre le code d’Orthanc, qui est le logiciel open source, et également de permettre à notre plateforme Lify de pouvoir être déployée de manière industrielle », détaille-t-il auprès de la RTBF.

Osimis emploie une quinzaine de personnes pour le moment, mais elle compte engager rapidement des informaticiens et des commerciaux en technologie médicale pour suivre la demande. Entre six et huit personnes devraient être engagées dans les mois qui viennent.

Les collaborations s’intensifient dans le monde de la recherche

Du côté du monde universitaire, les progrès, là aussi, sont importants. Une plateforme de diagnostic COVID-19 a été créée en moins de trois semaines par le réseau ULB. Présente sur le campus Erasme et sur le BioPark (Gosselies), elle  peut effectuer 500 tests manuels chaque jour. Lire la suite de cet article ici.

Et à Liège, la Fondation Léon Fredericq a décidé de soutenir 13 projets au sein du CHU de Liège et de l’Université de Liège pour un montant total de 650.000 euros grâce à des moyens financiers qu’elle a pu mobiliser en urgence, venant principalement de legs et dons dédiés à la recherche médicale mis à disposition par des fonds associés. Lire la suite de cet article ici. 

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