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La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19

Date de publication
6 avril 2020
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La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19

Plusieurs universités wallonnes collaborent avec des entreprises pour développer des solutions essentielles à la lutte contre la crise sanitaire.

Un test automatisé de détection du Covid-19 mis au point par l’ULiège

La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19L’Université de Liège a annoncé avoir développé un test automatisé de détection du SARS-CoV-2, virus responsable du Covid-19. La technique mise au point à l’ULiège permet d’augmenter de 2000 tests la capacité quotidienne de détection du coronavirus à Liège.

L’ULiège devient ainsi l’un des 5 centres belges de référence pour le dépistage du SARS-CoV-2.

La technique pourrait rapidement être adoptée par les quatre autres centres de référence (GSK, UCB, Janssen Pharmaceutica et KULeuven) et aussi par d’autres pays.

Le test en question permet de détecter les porteurs du virus, qu’ils soient malades ou porteurs asymptomatiques. Il s’agit d’un test automatisé, moins dépendant de réactifs en risque de pénurie et nécessitant un nombre réduit d’opérateurs.

Trois étapes successives

Il repose sur trois étapes successives qui permettent de fournir un résultat fiable en une demi-journée.

1ère étape : l’inactivation du virus.

Le matériel présent dans le tube de prélèvement (écouvillon) est mis en contact avec des produits chimiques et des enzymes. Cette étape vise à inactiver le virus tout en préservant certains de ses composants (matériel génétique) afin de pouvoir le détecter dans la suite de la procédure. Cette opération doit être réalisée dans des laboratoires de haute sécurité de type L2 ou L3.

2ème étape : l’extraction du virus.

Le SARS-CoV-2 est un virus à ARN, son génome ne contient pas d’ADN. Cette étape vise à extraire l’ARN viral. Les méthodes actuelles d’extraction sont soit manuelles et exigent du temps et un personnel nombreux soit automatisées et reposent sur l’utilisation de réactifs dont l’approvisionnement n’est plus garanti. C’est cette étape qui était limitante et freinait considérablement la réalisation des tests de dépistage. Des chercheurs liégeois ont uni leurs forces pour rendre cette étape plus rapide, automatisée et indépendante des réactifs commerciaux.

3ème étape : la conversion de l’ARN en ADN et l’amplification de l’ADN.

Après avoir extrait l’ARN, celui-ci est converti en ADN puis celui-ci est amplifié un grand nombre de fois afin d’être détectable. Cette étape recourt à la technique qRT-PCR. L’ARN est d’abord rétrotranscrit (RT) en ADN grâce à une enzyme (transcriptase inverse) puis amplifié par une PCR (réaction en chaîne par polymérase) quantitative (q). Grâce à la méthode utilisée, la genèse de chaque copie de l’ARN viral est associée à l’émission de fluorescence, ce qui permet au final de confirmer si l’échantillon est positif ou négatif.

Une technique automatisée

Hormis l’étape 1 d’inactivation qui requiert un plus grand nombre de personnes se relayant dans les laboratoires L2 et L3, les deux autres étapes ne requièrent la présence simultanée que de 4 personnes.

Cette technique automatisée, rapide et fiable de détection des porteurs du virus, malades ou asymptomatiques, permet dès maintenant à l’équipe de l’ULiège de réaliser 2000 tests par jour. Les laboratoires qui ont mis au point cette méthode sont adossés au laboratoire de microbiologie clinique du CHU de Liège pour la réalisation des tests locaux mais ils vont aussi être impliqués dans le dépistage de masse, à commencer par le dépistage systématique dans les homes où l’on retrouve de nombreuses personnes à risque.

La mise au point de cette technique est une étape majeure pour doter la Belgique, et potentiellement d’autres pays, de capacités importantes de tests nécessaires à la gestion de la crise sanitaire du Covid-19.

Première plateforme de dépistage du Covid-19 en Hainaut (UMONS)

Opérationnelle depuis la fin du mois de mars, cette plateforme de dépistage accréditée par le fédéral constitue une énorme contribution à l’indispensable effort de lutte contre le Covid-19. Développée par l’UNamur et transposée à l’UMONS avec l’aide de notre UMONS Innovation Center, MATERIA NOVA, le dispositif de dépistage hébergé dans les installations du Pentagone est en mesure de traiter plus de 400 tests par jour au bénéfice des hôpitaux de la région, leurs patients hospitalisés et de leur personnel. Ceci contribue grandement à l’accroissement de la capacité nationale de dépistage.

Les équipes de la plateforme, emmenée par le Vice-Recteur Ruddy Wattiez, sont composées d’une quarantaine de chercheurs et logisticiens volontaires, issus des laboratoires de la Faculté des Sciences et de la Faculté de Médecine et de Pharmacie. Ils se relaient sept jours sur sept pour mener à bien cette opération capitale qui a été mise sur pied en un temps record.

Plus d’infos ici.

Une enquête sur l’anosmie et les troubles du goût chez les patients positifs au Covid-19

La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19A l’initiative du Prof. Sven Saussez de la Faculté de Médecine et de Pharmacie et du Prof Jérôme Lechien (hôpital Foch – Paris), tous deux spécialistes ORL, une étude prospective a été lancée à partir de l’UMONS. Plusieurs spécialistes ont en effet constaté dans les pays touchés par l’épidémie que l’anosmie, l’hyposmie (trouble de l’odorat) et la dysgueusie (troubles du goût) se manifestaient chez certains patients infectés, en l’absence d’autres maladies respiratoires. Or, ces patients pourraient être dépistés et isolés correctement de la population générale.

C’est dans ce contexte que l’étude de MM. Saussez et Lechien a été lancée afin de collecter un maximum de données scientifiques. Ces informations pourraient avoir un impact majeur sur le dépistage de l’infection au Covid-19. Un call center a été mis sur pied. Le questionnaire, mené par téléphone de manière anonyme et sur base volontaire, peut également être rempli en ligne via ce lien.

Attention ! Il s’adresse aux seuls patients positifs au Covid-19 (qui ne sont pas en soins intensifs), aux patients isolés à la maison par leur médecin traitant ou le médecin spécialiste sur base des symptômes (sans test) ou aux patients anosmiques mais présentant ce symptôme depuis seulement le 1er mars (à l’exclusion donc des patients avec des sinusites chroniques, opérés des sinus et avec anosmie antérieure au 1er mars).

Développement d’un test de diagnostics rapides du Covid-19

Ce projet issu d’une collaboration entre la Faculté de Médecine et de Pharmacie, l’Institut de Recherche en Santé et la société montoise Magnetrap est destiné aux utilisateurs de première ligne : ambulanciers, médecins généralistes, maisons de retraites, personnel médical à domicile etc. Il vise à développer un test de diagnostics rapides au Covid-19.

Ce test est fondé sur une technologie initialement codéveloppée par Magnetrap et l’Université de Lyon 1, dans le cadre de la détection de la malaria. Ses qualités premières sont la portabilité, la rapidité, la sensibilité, la qualité et la facilité d’utilisation. Les équipes de Magnetrap bénéficient de l’expertise et des infrastructures de l’UMONS.

Ces expertises sont également renforcées par des partenariats établis avec la spin off B-SENS et la société liégeoise LACAR.

Décontamination des masques par Plasma

La Wallonie se lance dans la production et la décontamination de masques chirurgicauxDans les services d’urgence, 40 à 50 masques médicaux sont utilisés actuellement par jour et par patient. Lorsqu’on sait la pénurie actuelle à laquelle le personnel soignant est confronté, il est indispensable d’étudier la possibilité de décontaminer ces équipements afin de les réutiliser.

Ces dernières années, les technologies plasma, développées en symbiose à Mons par UMONS et MATERIA NOVA, l’un des UMONS Innovation Centers, ont souvent été mises en avant pour leur capacité à modifier et améliorer les propriétés de surfaces de matériaux de tout type.

Dans le cadre de la crise sanitaire actuelle et du problème criant de pénurie de matériel médical, un groupe de travail a été mis sur pied par les ministres Borsu et Morreale afin d’étudier les pistes de production de masques et de réutilisation de ceux usagés.

Concernant la réutilisation des masques, l’expertise montoise intervient sur l’évaluation de la capacité des plasmas à les décontaminer efficacement. Si cette stratégie est étudiée depuis plusieurs années à travers le monde, elle s’adresse le plus souvent à certains objets médicaux à haute valeur ajoutée (cathéter, scalpel,…).

Dans les laboratoires de l’UMONS et MATERIA NOVA, en collaboration avec le centre de recherche Centexbel spécialisé dans les textiles et avec l’ULiège et le CHU de Liège, les premiers essais ont débuté pour tester une technologie qui soit applicable à grande échelle à des objets de consommation plus courante, tels que les masques chirurgicaux.

Etude sur le confinement et ses incidences sur le couple et la famille

La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19Un recueil de données sur les relations conjugales et familiales et leur vécu pendant le confinement est en cours de réalisation par le Service de Psychologie Clinique de l’Enfant et de l’Adolescent (Prof. Sarah Galdiolo et Prof. Justine Gaugue).

Une enquête vient d’être lancée à cet effet par voie numérique. Elle consiste en 4 prises de données durant les prochaines semaines. Le confinement est en effet une situation exceptionnelle qui amène beaucoup de couples et de familles à rester ensemble 24h/24.

Les dimensions du vécu du couple conjugal et du couple parental seront étudiées à la lumière des différentes conditions de confinement et des configurations familiales diverses. Les experts espèrent comprendre au mieux le ressenti des couples durant ce confinement, afin de réfléchir aux dispositifs d’aide et de soutien qui pourraient être nécessaires.

Le service réfléchit déjà avec d’autres partenaires à préparer la question de la sortie du confinement pour les enfants.

Lien vers l’étude

La santé mentale des Belges face à la crise du Coronavirus

La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19Le Service de Psychologie Clinique Systémique et Psychodynamique de l’adulte (responsables : Jennifer Denis et Stephan Hendrick) a lancé quant à lui une étude dont l’objectif est de mettre en lumière la façon dont les Belges font face psychologiquement à la crise du Coronavirus.

Dans ce contexte, un court questionnaire a été conçu début de cette semaine. Plusieurs questionnaires vont être mis en ligne ces prochaines semaines et prochains mois afin d’évaluer l’évolution du vécu psychologique de la population belge face au Covid-19. Les experts espèrent évaluer au mieux l’évolution du vécu psychologique d’un large panel de notre population.

L’objectif sera de proposer des recommandations ciblées pour prendre en charge les personnes en souffrance psychologique. Plus de 1.400 personnes y ont déjà répondu.

Lien vers le questionnaire

Une cellule de soutien psychologique pour le personnel et les professionnels de la santé

Le 24 mars, UMONS lançait une cellule d’écoute psychologique dédiée aux membres du personnel UMONS qui ressentiraient un malaise quelconque lié au contexte sanitaire actuel et qui éprouvent le besoin d’en parler (email : UMONS-Ecoute@umons.ac.be).

Cette cellule a entre-temps élargi ses activités au bénéfice des hôpitaux de la région et leur personnel soignant, exposé à un stress conséquent dans l’exercice de leur profession. Les équipes du Service de Psychologie Clinique Systémique et Psychodynamique de l’adulte (responsables : Stephan Hendrick et Jennifer Denis) interviennent désormais en 2ème ligne des structures d’appui de crise.

Elles agissent aussi au niveau de la recherche documentaire scientifique.

L’intelligence artificielle au service de l’analyse des radios de poumons

La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19La Faculté Polytechnique de Mons (avec l’implication du Dr Sohaib Laraba) développe un système d’intelligence artificielle basé sur l’apprentissage profond (« Deep Learning ») qui permet de détecter automatiquement le Covid-19 à l’aide d’images de radiographie pulmonaire.

Cette méthode permet de localiser la zone infectée du poumon et pourrait permettre, avec l’aide d’un expert, de déduire la progression de la maladie ainsi que le stade de l’infection.

Bien que les résultats semblent être très prometteurs, le système doit encore être validé par des spécialistes de la santé. Il doit par ailleurs être testé avec une plus grande base de données afin de pouvoir généraliser la conclusion. Une collecte de données est actuellement en cours.

Des visières pour masques conçues au FabLab UMONS

En collaboration avec le Fab-c (ULB Charleroi), le FabLab UMONS travaille actuellement à la réalisation de visières à destination des hôpitaux. Ces visières serviront à prolonger la durée de vie des masques en évitant leur contamination par projections.

Bioprofiling

La plateforme de Bioprofiling, regroupant des technologies RMN et de spectrométrie de masse, sera impliquée dans une étude visant à identifier des biomarqueurs prédictifs pour le diagnostic du Covid-19 et le suivi de l’évolution des patients. Par ailleurs, ces biomarqueurs pourront également être utilisés afin de déterminer les patients les plus à risque de développer une forme sévère de la maladie.

Les Instituts de Recherche Santé et Biosciences y sont fortement impliqués.

UNamur: une technique de diagnostic et une nouvelle méthode de travail

La recherche universitaire wallonne pour contrer la crise du Covid-19L’UNamur a mis au point une technique de diagnostic et une nouvelle méthode de travail qui s’affranchit des réactifs en pénurie. La technique permet le diagnostic en support des laboratoires de référence.

L’espace disponible pour faire des diagnostics est applicable dans les laboratoires du monde entier. C’est entièrement partageable. Sa mise en œuvre dépend de la chimie, de la main d’œuvre et de la solidarité entre chercheurs. Cette technique peut être développée partout dans le monde.

6 laboratoires collaborent sur le site de l’UNamur

La collaboration entre 6 laboratoires dans lesquels 12 chercheurs, supportés par 12 logisticiens, sont en activité permet de porter le nombre de tests quotidiens à 480.

Cette augmentation sensible du nombre de tests permettra de cibler les noyaux de propagation, en particulier de tester les personnes les plus exposées : les médecins et personnel de soins de première ligne.

L’UNamur en sous-traitance

Les échantillons qui sont analysés viennent des centres de référence, la KUL ou le CHU UCL Mont-Godinne et repartent dès que le diagnostic est réalisé. Aucun prélèvement ne sera donc effectué sur le site universitaire namurois.

L’UNamur dispose d’agréments de biosécurité qui permettent les manipulations dans des conditions optimales de sécurité et vient d’obtenir l’agrément de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS).

Covid-19: un nouveau test de diagnostic ultra-rapide (ULB)

résistance aux antibiotiquesDétecter la présence du virus Covid-19 en 15 minutes, c’est maintenant possible grâce à un test de diagnostic développé par les chercheurs du Laboratoire hospitalier universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB).

Ce test de diagnostic rapide est basé sur le principe de l’immunochromatographie (une technique sur bandelettes comparable à un test de grossesse) et permet de détecter directement les antigènes du virus dans les prélèvements respiratoires chez environ 60% des malades.

Il devrait être utilisé en première intention sur les échantillons naso-pharyngés reçus au laboratoire pour diagnostic de COVID-19. Il vient s’ajouter aux tests de biologie moléculaire classiques, pas encore assez nombreux et relativement longs.

Ce nouveau test, développé par le Laboratoire hospitalier universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB), permettra donc pour 60% des patients infectés et nécessitant une hospitalisation, de prendre directement la décision de les diriger dans les unités dédiées à la prise en charge des patients atteints de Covid-19.

Les Cliniques universitaires de Bruxelles Hôpital Erasme et des hôpitaux du réseau Iris devraient mettre en pratique ce test tout prochainement. En effet, c’est LHUB-ULB qui en assure les activités de médecine de laboratoire.

Suite à l’évaluation clinique réalisée chez plusieurs centaines de patients, ce test a été certifié par les autorités sanitaires belges. Il est issu d’une collaboration entre le LHUB-ULB et la société Coris Bioconcept, et a bénéficié du soutien du Centre national de référence pathogènes respiratoires, ainsi que plusieurs partenaires européens.

Par ailleurs, une plateforme de diagnostic COVID-19 a été créée par le réseau ULB. Réalisée en moins de trois 3 semaines, elle est présente sur le campus Erasme et sur le BioPark, et peut effectuer 500 tests manuels chaque jour. Lire ici l’article de Candice Leblanc.

Le FNRS consacre 3 millions d’€ à la recherche

Face à la crise sanitaire, le FNRS a décidé de financer un double appel à projets visant à mobiliser les communautés scientifiques de la Fédération Wallonie Bruxelles et les aider à contribuer aux efforts internationaux qui se développent actuellement.

3 millions d’€ vont y être consacrés. Ce budget est financé à partir de dons et de legs privés reçus par le FNRS.

Des Crédits Urgents de Recherche

Un premier financement à court terme via des Crédits Urgents de Recherche permettra à des équipes ayant déjà entamé des recherches sur le coronavirus ou sur le point de le faire, de bénéficier de remboursements (maximum 60.000 €) pour des frais encourus dans les 5 mois qui viennent.

Cela concerne les aspects suivants (qui font partie des priorités définies par l’OMS):

Études épidémiologiques et translationnelles: Histoire naturelle de la maladie (y compris les facteurs anthropiques) et le mode de transmission du virus, Diagnostic de l’infection, du portage asymptomatique, de l’évolution de la réponse immune, Caractérisation clinique et prise en charge, Modèles numériques prédictifs et rétrospectifs

-Physiopathogénie de la maladie (interactions virus-hôte et réponse immune): Développement de modèles animaux et cellulaires, Cibles thérapeutiques et modèles d’évaluation de candidats médicaments (n’incluant pas les vaccins)

-Mesures de prévention et de contrôle de l’infection en milieu de soins (y compris les meilleurs moyens de protéger les agents de santé) et en milieux communautaires :Vulnérabilité et résilience des personnes, des collectifs et des organisations, Conditions d’efficience et conditions réelles de mise en œuvre des actions d’information, de prévention, de soin et de lutte, Évaluation et modélisation de l’impact épidémiologique, économique et financier de l’épidémie et des mesures de prévention et de contrôle

Il est très important de préciser que les projets visant le développement de tests en biologie clinique et dépistage sont également éligibles.

Des Projets Exceptionnels de Recherche

Ces premiers financements sont complétés par des Projets Exceptionnels de Recherche, finançables jusqu’à 260.000 € chacun. Ces projets pourront se greffer sur d’autres déjà en cours dans les laboratoires et les hôpitaux universitaires.

Les domaines de recherche portent sur toutes les disciplines dont les travaux peuvent contribuer à la compréhension du virus, de la maladie qu’il provoque, de sa propagation, du diagnostic ou du traitement à apporter, ou qui peuvent aider les acteurs du système de santé et la société à mieux faire face à l’épidémie.

Concrètement, il s’agit des mêmes domaines que ceux énumérés précédemment,auxquels s’ajoutent des domaines liés:

  • aux enjeux géopolitiques,
  • à l’éthique de la recherche et du soin,
  • aux droits humains,
  • aux représentations, perceptions, attitudes, et comportements relatifs à l’épidémie et à l’organisation des soins, la politique de santé et l’acceptabilité des décisions, les impacts économiques globaux de la crise.

De célèbres masques de plongée deviennent des respirateurs artificiels à l’Hôpital Erasme

L’épidémie de Covid-19 est un vrai défi pour le personnel médical. Et la pénurie de matériel (masques, gants, respirateurs artificiels) a stimulé la créativité de certains médecins. Aujourd’hui, dans plusieurs hôpitaux, les fameux masques de plongée de Decathlon sont utilisés comme respirateurs artificiels. C’est le cas à l’Hôpital Erasme.

L’idée est née en Italie, où un hôpital a réalisé un prototype équipé d’une valve installée à la place du tuba, au sommet du masque, permettant de faire le lien avec un respirateur et d’alimenter un patient en air sous pression. Des hôpitaux d’autres pays ont suivi l’exemple italien, chacun y allant de sa petite adaptation.

À l’hôpital Erasme, c’est Frédéric Bonnier, kinésithérapeute aux soins intensifs et professeur de kinésithérapie respiratoire à l’ULB, qui a étudié les plans italiens.

« La valve conçue par les Italiens nous a semblé assez compliquée à fabriquer, assez lourde, pas très commode, et donc on a eu l’idée de pousser un petit peu plus loin la réflexion et de développer nous-mêmes notre propre connexion« , a-t-il expliqué au micro de la RTBF.

Des valves ont ainsi été commandées et sont imprimées en 3D dans les locaux de la spin-off de l’ULB “Endo Tools Therapeutics” situés à Gosselies.

Ces masques sont utilisés pour « des patients qui ont des atteintes respiratoires sévères. Le but est d’éviter de devoir intuber la trachée du patient et le mettre au respirateur », ce qui est la dégradation ultime de la maladie, explique Frédéric Bonnier dans les colonnes de La Libre.

Les masques de plongée pourraient être aussi une solution provisoire pour les patients nécessitant des soins intensifs mais pour lesquels lit et respirateur ne sont pas disponibles. Ils sont branchés à plusieurs filtres et embouts ainsi qu’à un tube et une machine fournissant de l’air pressurisé, aidant les patients à mieux respirer. Leur avantage et de permettre de ventiler le patient sur des périodes plus longues grâce à son confort.

À la demande de l’ISPPC-CHU de Charleroi et en collaboration avec le Laboratoire de médecine expérimentale (ULB), le FabLab de Charleroi Métropole imprime aussi en 3D l’adaptateur pour les masques Décathlon.

Selon un communiqué de l’agence de presse Belga, Decathlon a « bloqué » les ventes en ligne de son masque de plongée « Easybreath » en France, afin de « réserver et offrir » les 30.000 masques disponibles aux soignants qui veulent « l’adapter » dans la lutte contre le Covid-19.

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