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Stéphane Rubbers (Lessine) outille l’industrie du vrac

Date de publication
22 juin 2018
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Stéphane Rubbers

Broyage, mélange, séchage, séparation : Lessine développe des équipements utiles notamment aux secteurs de la chimie, de l’agroalimentaire et du recyclage

C’est en se plantant qu’on prend racine, si la terre est bonne !

Ingénieur civil chimiste (LLN, 1994), Stéphane Rubbers (à gauche sur la photo), le CEO de l’entreprise de Péruwelz, a toujours travaillé dans l’équipement industriel.

Employé comme technico-commercial durant deux ans dans une entreprise active dans le séchage industriel, en région parisienne, Stéphane Rubbers a ensuite rejoint pour 6 ans, comme ingénieur process et projet, l’entreprise d’Edegem, Extraction De Smet, active dans l’extraction des huiles végétales.

En 2000, il rejoint l’entreprise familiale, Lessines Industries, que dirigeait son père, René, une entreprise spécialisée depuis plus de 125 ans dans la conception, le développement, la construction et l’installation de machines dans l’industrie des produits en vrac.

En particulier dans des domaines tels que les métaux ferreux et non-ferreux, les combustibles solides (charbon ou bois), la biomasse, la chimie fine et minérale (engrais) mais aussi l’environnement, l’agroalimentaire et le recyclage.

Stéphane RubbersDans ce dernier domaine, les équipements développés par Lessine servent notamment à traiter les résidus de l’industrie agroalimentaire, ceux de la construction ou de l’industrie du bois, de l’industrie zootechnique (élevage, sélection et reproduction des animaux pour l’obtention de produits ou de services à destination des humains).
On parle aussi des cultures énergétiques de biomasse agro-forestière, des cultures annuelles de graminées, des cultures pérennes lignocellulosiques ou des cultures oléagineuses.

Enfin, l’entreprise conçoit des machines de traitement de la biomasse urbaine (boues, déchets du secteur urbain), réalise la logistique sur site de manutention, de stockage, de transformation & prétraitement, le déchiquetage (plaquettes) et le séchage.

Historiquement liée aux Ateliers Louis Carton, l’entreprise a repris sa liberté en 1971 et a quitté Lessines pour s’installer à Tournai.

5 technologies majeures

Stéphane RubbersLessine maitrise cinq technologies majeures dans ce secteur : le broyage, le mélange, le séchage, la séparation et la manutention.

Pour chaque technologie, Lessine a développé une large gamme de machines qu’elle ajuste aux applications de ses clients. Disposant d’une salle d’essais bien équipée, l’équipe de Lessine pilote des tests à échelle semi-industrielle avant commande afin de garantir la performance de l’installation et prédire ses conditions d’usure.

Des solutions sur mesure qui prennent en considération :

  • Les spécificités du projet : technologie, dimensionnement, investissement, coût, construction…
  • La particularité du besoin : transport, automatisation, installation, mise en service, pièces de rechanges…
  • Dès l’étape de la conception, en passant par la R&D, le développement, les tests et la faisabilité.

Comment a évolué votre métier ?

Stéphane RubbersEn 2007, Stéphane Rubbers reprend la direction de l’équipementier, qui, en 2012, déménage ses bureaux à Péruwelz où, en 2015, il inaugure sa nouvelle salle d’essais. C’est là que ses ingénieurs pilotent des tests à échelle semi-industrielle. Elle dispose d’équipements représentatifs de sa gamme (broyeurs, tamiseurs, mélangeurs…) et des installations nécessaires à la réalisation professionnelle des tests.

L’entreprise emploie 12 personnes – des ingénieurs et des dessinateurs – qui conçoivent des équipements à façon et sous-traitent leurs fabrications à des chaudronniers de la région de Tournai, comme l’entreprise Devray, ou d’autres en Hainaut – les ateliers Graux (Momignies) ou Leduc (Jemappes).

Depuis 2004, le chiffre d’affaires est en croissance constante.

Comment faites-vous pour maintenir un état d’esprit innovant ?

« L’innovation, chez nous, est surtout applicative, explique Stéphane Rubbers. On répond aux besoins des clients et, puisque nous sommes multisecteurs, ces demandes peuvent être infinies. Elles peuvent aller du broyeur à marteaux – « j’en ai acheté un il y a trente ans et je veux le même » nous demande un client – à des développements spécifiques dans le domaine du broyage de déchets ».

Stéphane RubbersLessine travaille avec le Centre Terre & Pierre (CTP). « Il nous arrive d’y aller avec des clients pour réaliser certains essais. A contrario, les experts du CTP nous recommandent parfois quand il s’agit de réaliser des machines industrielles au terme des recherches ». L’entreprise collabore aussi avec d’autres centres de développement de tests comme le SIRRIS, l’Université de Mons et de Louvain, … pour tous les travaux de recherche de plus grande envergure.

« Mais on reste ouvert à des ruptures technologiques, poursuit Stéphane Rubbers. Pour le compte d’une startup britannique, on a développé le pilote industriel d’un broyeur à effet vortex, qui, dans la technologie des poudres, combine broyage et mélange. On est aussi en train de réaliser des développements pour l’alimentation animale à base d’insectes. Il s’agit de presser les insectes, de les sécher et d’en extraire les protéines ».

Globalement, toutefois, on est plutôt poussé par nos clients et le marché. Et c’est surtout dans l’alimentaire et l’environnement que les innovations d’applications sont les plus importantes, par exemple dans le traitement des fines de carrière.

Votre dernier défi technologique ?

Ils sont nombreux et sont très souvent liés au traitement des déchets alimentaires afin de pouvoir les réutiliser. Il s’agit de broyer des produits aux caractéristiques variables, des produits qui ont pour caractéristique d’être de plus en plus fins. La difficulté du déchet, c’est qu’on ne maîtrise pas bien ce qu’on reçoit des clients. Tout dépend de la technologie de conversion.

Votre meilleure décision professionnelle ?

M’être associé avec Sébastien Heymans, sales manager chez Lessine. C’est beaucoup plus sympa de travailler à deux.

La pire ?

Avoir accepté de développer des équipements particuliers pour certaines startups qui ont fini par mettre la clé sous le paillasson. Ces machines sont toujours chez nous. On reste intéressé par l’accompagnement des jeunes entreprises mais on est plus prudent…

Votre phrase préférée ?

C’est en se plantant qu’on prend racine, si la terre est bonne !

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