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Un laboratoire d’open innovation industrielle à Charleroi

Date de publication
29 mars 2019
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Tri postal Charleroi

Un atelier de production modulaire et reconfigurable a pris option de s’installer dans l’ancien Tri Postal de Charleroi rebaptisé A6K.

Ne dites plus « tri postal de Charleroi » mais A6K pour Advanced Center Engineering Charleroi, le centre multidisciplinaire des sciences de l’ingénieur. Ce laboratoire d’open innovation industrielle devrait connaitre un premier lancement juste avant l’été avec une inauguration officielle programmée à la rentrée.

A6K« Dans les prochaines semaines et mois, explique Thomas Dermine (Catch), ces locaux (4.000m² pour A6K et 2.000m² pour E6K,  le Tech Education Center – un centre de formation multi-opérateurs dédié aux métiers du numérique) vont accueillir les deux projets mis en place dans le cadre du plan Catch. »

L’idée, c’est de relancer la dynamique qui avait fait naguère le succès industriel de Charleroi. « Le tissu industriel carolo a été une réussite parce qu’il existait des ponts entre ses anciens fleurons. Ils se parlaient et créaient ensemble. Et, parallèlement, ajoute Thomas Dermine, il existait un système spécifique de formations dédiées aux industries locales. L’Université du Travail, Les Aumôniers du Travail…  « .

Exit l’acier, place aux nouveaux secteurs porteurs pour la région de Charleroi: les biotech, le digital, les industries liées à l’aéronautique et à l’aéroport et toutes celles issues des sciences de l’ingénieur.

Autour de ces nouveaux secteurs, les opérateurs des projets A6K et E6K veulent recréer un écosystème fort. « Les groupes industriels présents dans la région comme Thalès, Alstom, GE ou Nexans collaborent peu entre eux de manière structurelle alors qu’ils partagent beaucoup de défis communs, notamment en matière d’attraction et de rétention du personnel, de formation, de R&D et de transformation vers l’industrie 4.0″, poursuit Thomas Dermine.

On ajoute à ce tissu industriel, les laboratoires universitaires et les centres de recherche présents à Charleroi et tous les ingrédients devraient être réunis pour créer un nouvel écosystème générateur de valeurs ajoutées et d’emplois. Restait à trouver un lieu propice à la collaboration et à la cocréation.

Anne PrignonDes solutions d’accueil flexibles et ultra-modulables, financées par Sambrinvest (près d’un million d’euros pour  financer la totalité du projet), vont prendre place dans l’espace A6K. « On va aménager sur les 4.000 m² de l’entrepôt des petits modules qui ressemblent à des serres de jardinage et qui seront pris en location par les différents acteurs« , commente Thomas Dermine. Des « serres » qui seront louées aux occupants pour 25.000 € par an, par espace de 50 mètres carrés.

AGC, Thalès, Alstom, des PME et des centres de recherche (CETIC, CENAERO, SIRRIS, MULTITEL) mais aussi le pôle Mecatech ont déjà manifesté leur intérêt pour intégrer l’espace A6K.

Regardez la vidéo.

Un atelier de production modulaire et reconfigurable

Piloté par Technocampus, Technifutur, Sirris et le pôle Mecatech, cet atelier de production modulaire et reconfigurable simulant l’ensemble des phases de production manufacturière sera probablement installé dans l’A6K pour permettre aux entreprises manufacturières d’y tester des technologies. Les modules inter-dépendants seront « enrichissables » par les entreprises partenaires.

A quoi cela va servir? A accompagner les entreprises dans leurs innovations: elles pourront tester les technologies de l’industrie 4.0 avant de les adopter pour innover. L’atelier va également servir au personnel de ces entreprises pour pouvoir s’y former.

Comment ? Les modules permettront de simuler différentes zones d’un processus de production (fabrication de composants, stockage, assemblage, contrôle qualité, emballage, communication des datas…) et chaque module intégrera des technologies liées à l’Industrie 4.0 (big data, analytics, IoT, machine learning, simulation numérique, etc.)

Le budget consacré à ce démontrateur est évalué  2.450.000 €.

Deux nouvelles mini-usines à Liège et à Mons

En outre, des mini-usines vont voir le jour. Il s’agit de deux ateliers « clefs sur porte » reproduisant une ligne de production dotée des technologies de l’industrie 4.0 dans une approche didactisée pour une prise en main rapide et facile. Objectif: former aux métiers du futur.

  • Pour qui ? Hautes Écoles, Universités et demandeurs d’emploi
  • Où ? Mons (Technocampus) et Liège (Technifutur)
  • Avec qui ? Les écoles supérieures dans le cadre de développement (travaux de fin d’étude et doctorats en partenariat avec des formateurs des deux centres de compétence)
  • Pourquoi ?
  1. Former les étudiants et les demandeurs d’emploi aux nouvelles technologies
  2. Sensibiliser les étudiants et demandeurs d’emploi aux opportunités et l’intérêt des métiers liés à l’industrie du futur
  3. Démontrer aux entreprises industrielles et offreuses de produits et services, c’est quoi une industrie du futur
  • Comment ? Les mini-usines permettront de faire évoluer plus rapidement l’offre de formation en Wallonie pour répondre aux besoins futurs en personnel qualifié (les métiers d’avenir) et pour faire progresser les compétences internes des entreprises

Budget: 1.500.000 €

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