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WIN : les entrepreneurs wallons reviennent sur leurs parcours

Date de publication
4 avril 2019
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Win Wallonia Inspiration network

Nous nous sommes rendus à l’évènement WIN (Wallonia Inspiration Network). Direction l’Acte 3 à Braine L’Alleud, le lieu des échanges. Des noms d’orateurs s’enchainaient sur le site web de l’évènement, sans beaucoup plus d’informations. Et les places étaient toutes parties. Bon, on l’avoue, en y allant le 1er avril, on avait un peu peur d’une blague. Mais non, tout était bien sérieux et joliment mis en lumière.

L’ouverture était orchestrée par Willy Borsus, Ministre-président de la Région wallonne et Pierre-Yves Jeholet, Ministre wallon de l’Economie. Ils ont rappelé les différents systèmes mis en place en Wallonie pour accompagner et orienter les entrepreneurs.

Le programme Wall up par exemple qui est un programme d’accompagnement d’entreprises par un entrepreneur ayant vécu des questionnements analogues.

Et pour ceux qui désiraient des conseils rapides et directs, il était possible d’obtenir des rendez-vous privés sur sa gestion financière, sa communication, le statut d’étudiant-entrepreneur ou encore les aides existantes.

6 orateurs/managers sont venus transmettre leurs histoires inspirantes. Nous avons pu les écouter et rassembler leurs anecdotes de parcours.

Sur scène, se sont enchainés : 

  • Celui qui avait la meilleure présentation ppt : Bruno Venanzi, co-fondateur de Lampiris et actuel Président du Standard de Liège.
  • Celui qui occupait le plus la scène : Christian Lange, fondateur et CEO de Glutton®.
  • Celle qui n’avait peur de rien : Laure Uytdenhoef, co-fondatrice et CEO de Piximate.
  • Celle qui était la plus touchante : Marine André, fondatrice et responsable de Bee nature.
  • Celui qui avait une réponse réfléchie à toute question : Bruno Wattenbergh, spécialiste en accompagnement d’entrepreneurs.
  • Celui pour qui on aurait envie de travailler : Jean-Jacques Cloquet, Manager de l’Année, ex-manager de South Brussels Airport et actuellement co-CEO de Pairi Daiza.
  • Notons aussi le très bon intervieweur : Adrien Devyver.

Travailler avec des amis, c’est possible

Laure Uytdenhoef - piximateCertains vous diront qu’il ne faut pas s’associer avec des amis. Pourtant, Laure Uytdenhoef a créé la société Piximate avec 2 amis. La société, dont elle est la CEO compte aujourd’hui 12 personnes et est active dans l‘intelligence artificielle. La gendarmerie française s’intéresse à la solution pour évaluer l’état/l’humeur des gens qui entrent et sortent des municipalités, une solution habituellement proposée aux magasins.

Bruno Venanzi s’est entouré d’un autre Bruno pour créer Lampiris. Pour vendre du gaz et de l’électricité, ils avaient besoin de 6 licences. Afin d’avoir les fonds nécessaires, ils vont créer un salon de l’énergie et une offre Telecom qu’ils revendront 2 ans plus tard.

Jean-Jacques Cloquet rejoint Pairi Daiza, mais il répond avant tout à l’appel du pied d’un ami, Eric Domb.

Lever des fonds : la partie la moins drôle du job

Pour Laure Uytdenhoef, la 1re levée de fonds a été épuisante. « Les discussions étaient longues et en tant que jeune start-up, il est difficile de prouver ses dires et de convaincre ». Des discussions qui auront pris 9 mois. L’aide de son réseau aura été précieuse.

Bruno VenanziEn 2013, on augmente le capital de Lampiris de 40 millions d’euros. « Nous restons majoritaires avec mon associé mais avec des professionnels de l’augmentation de capital, notre vie change. C’est plus professionnel mais aussi plus contraignant, nous étions entrepreneurs pas CEO. C’est donc pour cela que nous prendrons un CEO », témoignera Bruno Venanzi.

Selon Bruno Wattenbergh, il faut se demander si on veut du cash ou être le king. Donc, on peut avoir du cash mais alors il faudra accepter de partager la conduite de la voiture, ou du moins d’avoir un passager permanent.

Marine André a gagné un concours du magazine ELLE et a pu se financer avec une campagne de crowdfunding. Une étape qui n’a pas laissé de traces compliquées dans son parcours mais qui n’est évidemment pas donné à tout le monde. Dans un concours, il y a beaucoup de participants, peu de gagnants.

Peu importe le produit, c’est l’entrepreneuriat qui passionne

Bruno Wattenbergh« J’ai commencé par commercialiser la marque Mya Bay (j’étais leur 1re commerciale) et maintenant je traite de l’intelligence artificielle (que j’ai apprise sur le tas, avec des formations accélérées). Mais peu importe le domaine, finalement, ce que j’aime c’est de commercialiser, de détecter des opportunités de business » confie Laurent Uytdenhoef.

Selon Bruno Wattenbergh:  » On ne nait pas entrepreneur, on le devient. Or, notre système éducatif décourage l’entreprenariat. C’est à l’école qu’il faut introduire l’envie d’entreprendre ». Néanmoins, pour entreprendre, il faut passer du fantasme au rêve : êtes-vous prêt à payer le prix? (Il conseille vivement la lecture de Rainer Maria Rilke « Lettres à un jeune poète »).

« Lorsque je rejoins Pairi Daiza, c’est vrai que je ne connais rien aux animaux. Mais je sais gérer des humains«  dira Jean-Jacques Cloquet.

Christian Lange, lui, voulait ouvrir son magasin de matériel de jardin. Il était certain de son concept mais avait besoin de 500.000 euros. A 23 ans, il a envoyé son dossier à 18 banques. Le lendemain du dépôt, 3 banques le contactaient en le félicitant pour son dossier et en voulant bien le suivre.

Se différencier : si les autres vont à droite, allez à gauche

Christian LangeLampiris a baissé ses prix quand tous les fournisseurs les augmentaient, juste avant le gel imposé par le politique en 2012. Un pari risqué qui rapportera 200.000 nouveaux clients alors qu’ils en avaient besoin de 70.000 pour garder leurs marges.

Christian Lange distribuait un aspirateur de déchets urbains. Le système avait de nombreux problèmes qu’il a proposé à la firme de résoudre. La firme lui a rétorqué qu’il était le seul à avoir des problèmes. C’est ainsi qu’il a décidé qu’il allait créer une meilleure machine: le Glutton® était né en 5 minutes, dessiné sur une feuille de papier. De 2005 à aujourd’hui, sa société réalise 25% de croissance par an.

Le personnel : rendez-le heureux et rappelez les missions et valeurs

Jean-Jacques Cloquet - WIN« La qualité d’une équipe est déterminante ». C’est très rare de réussir seul, selon Bruno Wattenbergh.

Pour Christian Lange, RH signifie rendre heureux. Il organise des réunions toutes les 6 semaines avec ses commerciaux. Un lieu d’échanges où il rappelle à chaque fois la vision, la mission et les valeurs de son entreprise. Chaque mercredi, il offre le repas à ses employés, à la condition qu’ils ne mangent pas avec quelqu’un de leur équipe.

Pour Jean-Jacques Cloquet, on parle de ROI (Return on investment). Lui, il préfère parler de ROC (Return on consideration). « On me disait trop proche de mon personnel à l’aéroport mais j’ai prouvé la croissance et maintenu 10 années sans grève et un taux d’absentéisme de 2,7% contre 10% en moyenne dans le secteur. Par contre, je leur dis toujours : ne venez pas avec des problèmes sans solutions ».

Rester à l’écoute du marché, des clients, des détracteurs

Bee natureEn 2007, Test-achats décriait les fournisseurs d’énergie. Bruno Venanzi a reconnu son erreur et a été les rencontrer pour améliorer son offre. C’est ainsi qu’un nouvel article est paru en les citant positivement. Ce soutien médiatique a permis un développement rapide.

Bee nature est fortement présente sur les réseaux sociaux, ce qui lui a permis d’avoir des retours précieux:  comme le fait par exemple que les produits ressemblaient à des produits solaires. De cette manière, Marine André a changé son packaging en le rendant plus « dermatologique » et a recruté les visages de sa campagne de communication.

« Testez rapidement votre marché » conseillera Bruno Wattenbergh, « ça ne sert à rien de faire des prototypes si ça n’attire pas le marché ».

« A 5h du matin, j’allais parfois porter les bagages, pour écouter mon personnel » témoigne Jean-Jacques Cloquet. « Il faut semer pour récolter, mais avant tout il faut connaitre sa terre ».

Faire appel à des ressources externes : indispensable

« J’ai fait appel régulièrement à des formateurs ou des coachs, pour identifier notre mission et l’énoncer clairement par exemple », explique Christian Lange.

« Il est capital de bien s’entourer, je crois fortement à la force du réseau », témoigne Laure Uytdenhoef

« Un conseil? Faites appel aux aides disponibles. Il faut savoir s’entourer de gens plus forts que nous » selon Jean-Jacques Cloquet.


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